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TRIBUNE DU VENDREDI N°135 : Un mot de bienvenue pour le 144ème anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi Al-Mahdi (psl)

today9 février 2024 107 1

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Un mot de bienvenue pour le 144ème anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi Al-Mahdi (psl)

Depuis le tréfonds de l’ouest lointain, pays des « Ahlou Soûdân », aux bords du majestueux Océan Atlantique, dans un village de pêcheurs appelé Yoff, a surgi un message qui, comme une balise sonore stridente, perturba le sommeil de Iblis et ses fidèles troupes de « shayâtîn al insi wal jinni ». « AJÎBÛ DÂ’IYA-L LAHI » (« Venez répondre à l’Appel de Dieu »), disait-il. « Yâ mahshar-al insi wal jinni innî rassûlu lâhi ileykoum » (« ô peuples des hommes et des jinns, je suis le messager qui vous est envoyé »).

Ce message qui, en fait, est le cri de ralliement émis jadis par chacun des messagers envoyés par Allah à leurs peuples respectifs a retenti un dimanche 1er jour du mois cha’bân de l’an 1301 de l’hégire, quelques 1000 ans après la disparition du prophète Mouhammad (asws). L’auteur de cet Appel est un homme illettré âgé d’une quarantaine d’année déclarant être « l’Imam Al Mahdi Al Mountazar » ; ce guide annoncé par le prophète Mouhammad pour devoir apparaitre à la Fin des Temps afin de « remplir la Terre de Justice et d’Equité ». Coïncidence ou pur hasard, le prénom de naissance cet homme est Limamou une déformation du titre arabe « Al Imâmou » ou l’Imam, le Guide (un des titres du Prophète Mouhammad), comme l’avait recommandé ce grand saint du Fouta qui avait prédit sa naissance, quelques sept ans auparavant.

Sa naissance avait eu lieu dans la fameuse « leylatu niçf min cha’bân » (nuit du milieu du mois de cha’bân entre le 14 et le 15) de l’an 1261 de l’hégire à Yoff. Cette nuit-là, la partie de l’océan Atlantique entourant le village de Yoff est soudainement devenue toute douce, sans doute pour annoncer l’heureux évènement de la naissance de cet enfant prodigieux.

Fils de Alassane Thiaw et de Sokhna Coumba Ndoye, Seydina Limamou Lahi (psl) allait bouleverser à jamais les croyances et les mœurs locales notamment en restaurant le « tawhiid » (la croyance en l’Unicité d’Allah Tout-Puissant) à une époque où son peuple, bien que déjà islamisé depuis belle lurette avec la mise en place d’une république théocratique Lébou dès 1790, accordait encore une importance toute capitale au culte des « xàamb ». Il érigea une communauté qu’il appela les « Ahloulahi » ou partisans de Dieu qui se caractérisaient entre autres par leur port vestimentaire hors du commun à savoir des habits de couleur blanche symbolisant la pureté physique et spirituelle. Dans cette communauté dont les membres se distinguent du reste de la oumma sur plusieurs points, hommes, femmes et enfants ont les mêmes droits et les mêmes devoirs vis-à-vis du Créateur Allahou « Rabboul ânlamîna ». À ce propos, le poète Libasse Niang composait :
Goor ak jigeen mak ak ndaw, xaleeloo
Jaamu ga no ca maasé naaj ak teeloo

Seydina Limamou Lahi (asws), en sa qualité de « Mujaddid » (rénovateur, réformiste des affaires islamiques), régla chacun des points de discorde entre les quatre grandes écoles de pensée islamique (les madhâhib : malikite, chaféite, hanbalite, hanafite). Il fut, d’ailleurs, le premier à réserver une place pour les femmes à la mosquée. Il opéra une grande révolution dans l’establishment de la société sénégalaise en faisant table rase de ce système injuste qui voudrait qu’il y ait une classe dite supérieure dite composée par les nobles ou « géér », une classe inférieure réunissant les artisans et les griots appelés « niéénio » et une considérée encore inférieure à la précédente et regroupant les esclaves et leurs descendants appelés « jaam ». Il faut souligner que dans cette société sénégalaise, le nom de famille est très important car il renvoie à l’appartenance à une des classes. C’est pourquoi, dans la communauté Ahloulahi, tous les membres ont troqué leurs noms de famille vestiges de l’héritage « ceddo » pour adopter le patronyme commun « Lâhi » symbolisant l’égalité entre les hommes et notre condition de serviteurs d’Allah.

En homme profondément attaché à la paix, Mame Baye Lahi « Yaakaari Jaam Ni » (psl) comme l’appellent affectueusement ses disciples prêcha le « jihadu nafs » (guerre contre les passions de l’âme) à la place du jihad armé qui avait encore libre cours en Afrique de l’Ouest à l’époque. L’année 1401 de l’hégire (correspondant à l’année 1981) marqua le centenaire de l’Appel que Seydina Limamou Lahi avait lancé au début de sa mission.

Et le 5 juin 1981, le troisième Khalif Baye Seydi Thiaw Lahi communément appelé « Sangoup Jamono » (le maitre de son temps) dans sa grande générosité d’âme et sa détermination à pérenniser la mission de son illustre grand-père, en tant que « Mujaddid » (réformateur de son siècle) célébra pour la première fois de l’histoire de la communauté Ahloulahi, l’Anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (asws). Ce fut au centenaire de l’Appel ; autrement dit quand le message eut 100 ans.

Depuis lors, ce grand évènement est célébré chaque année drainant des dizaines de milliers de fidèles entre Cambérène, Ngor et Yoff.

Cette année, nous célébrons le 144ème Anniversaire de cet Appel les samedi 10 et 11 février 2024 sous l’autorité du Khalif Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi ibn Seydina Mandione Lahi.

{ یَـٰۤأَیُّهَا ٱلَّذِینَ ءَامَنُوا۟ ٱسۡتَجِیبُوا۟ لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمۡ لِمَا یُحۡیِیكُمۡۖ وَٱعۡلَمُوۤا۟ أَنَّ ٱللَّهَ یَحُولُ بَیۡنَ ٱلۡمَرۡءِ وَقَلۡبِهِۦ وَأَنَّهُۥۤ إِلَیۡهِ تُحۡشَرُونَ }
« Ô vous qui croyez! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie, et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur, et que c’est vers Lui que vous serez rassemblés» disait le Coran dans la Sourate AL-ANFÃL au verset 24.

Il est alors temps, très chers frères et sœurs en l’Islam, de venir étudier et vous abreuver à cette Grâce d’Allah qu’est le saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) avant qu’il ne soit trop tard ! Imam Mouhamadou Sakhir alertait depuis les années 1960 :
Gaayi ñëw leen gëstu waat diineem té seetaat kon di ngeen
Xamni Baay Laay Yàlla moo soop def ko muy njiital anaam.

À nos frères et sœurs de la communauté Ahloulahi nous rappelons qu’aucune autre actualité ne doit être au-dessus de cette occasion solennelle de renouveler notre allégeance à Seydina Limamou Lahi (anleyhi salâtou wa salâm). Pensez-vous que si cette minorité de politiciens égoïstes et impertinents respectait notre croyance et nos sensibilités, se permettrait-elle de créer cette situation chaotique, ce climat de conflit à quelques jours du plus grand moment de notre chère communauté au risque de perturber notre recueillement ? Nous rappelons que Seydina Limamou Lahi avait prononcé devant nos grands-parents à l’occasion de la dernière prière de Korité qu’il dirigea de sa vie en 1909 :
« Ma Boroom muril na ma kiiraay yi : li wara xew besub tay ba kerook ba Israafiil la wal ci Bufta bi man Limaamu Laahi xam nama ko ». Ce qui signifie « Allah a enlevé les voiles et m’a permis de voir tout ce qui devra se passer à partir de ce moment jusqu’au jour où Isrâfil soufflera dans la Trompette ».

Donc la situation qui prévaut dans ce pays actuellement et dans le reste du monde, il ne l’ignorait guère. Et c’est sans doute pour cela qu’il nous a donné dans ses précieux sermons la conduite à tenir face à chaque type de situation. D’ailleurs, ne recommandait-il pas :
« Su adina yëngoo, riirëndoo leen ak wa adina waayé bu mu yegg ci seeni xol ».
« Quand le monde connaîtra des heurts et secousses, vous pouvez vous mêler à l’élan mais que cela ne corrompe pas votre cœur ».

Alors très chers frères et sœurs disciples Ahloulahi, ressaississons-nous et sachons :
– qu’aucune cause ne saurait être plus grande que le TRIOMPHE DE LA DOCTRINE AHLOULAHI
– qu’aucun homme ne sauraient être plus important à nos yeux que LE SAINT MAÎTRE SEYDINA LIMAMOU LAHI AL MOUKHTAR WA SEYDIL ANLAMINA (asws) !

– et que s’appuyer sur la « baraka » de Seydina Limamou Lahi (asws) et prier Allah est la meilleure arme pour faire triompher la justice.
Nos prédécesseurs qui l’ont réellement connu lui avaient assuré :
Gënël nga nu sunuy nday
Gënël nga nu sunuy baay
Té yaa gën sunuy maam
Gënël nuy junni

Puisse Allah nous accorder la paix, l’unité, la santé, la subsistance et la réussite par la grâce de notre maitre, « Yaakaari Jaam Ñi », Seydina Limamou Lahi Al Moukhtar Wa Seydil ânlamîn.
Excellente célébration de l’Appel à toutes et à tous très chers Ahloulahi !

Par Chérif Alassane Lahi Diop « Sibt Sâhibou Zamâne »,
Analyste politique et économique,
Expert en Commerce et Management des Affaires Internationales,

Écrit par: soodaan3

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