TEERE DIINE JI

06 – TEERE DIINE JI : Bushra Al Muhibbin

today7 juillet 2020 1

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Les signes avant coureur

Oustaz Mame Ndogo LAHI continue de nous présenter l’ouvrage de Cheikh Makhtar LO.

Devenu grand garçon lorsque mon père m’envoyait lui chercher dans la brousse du bois ou des pieux, je rentrais les mains vides. Mon père me demandait alors où est le bois ? Je lui répondais je n’ai rien rapporté, car les arbres s’inclinent vers moi et me saluent (chaque fois que je m’approche pour en abattre). Mon père se taisait sachant que ce que je disais était vrai. Il était connu de Seydina Limamou, alors qu’il était encore enfant que tout ce qu’il affirmait ou voyait durant son sommeil se réalisait rapidement. C’était une tradition, parmi les hommes de son milieu social, de voyager chaque année à partir de l’époque des moissons, jusqu’à celle de l’automne. Ils allaient vers NDar (Saint Louis) vers Banjul (Bathurst), deux villes où régnaient les blancs. Ils allaient aussi vers d’autres régions, en quête de fortune. Les uns étaient commerçants, les autres allaient vendre pour le compte des blancs, d’autres étaient pêcheurs et enfin d’autres faisaient du transport avec leurs chameaux. Autant d’activités similaires à celles que menaient les habitants de la Mecque. En effet, ils se rendaient vers les régions de la Syrie et du Liban, vers l’Egypte, en quête de fortune, exactement comme cela se faisait chez nous.

Devenu majeur, Limamoul Mountazar, fils de Al Hassane, dit qu’il participait à ces voyages en compagnie de ses compatriotes, qui ne cessaient de voir se manifester en lui des phénomènes miraculeux, en particulier dans le domaine de sa force physique et de son courage. Il était le plus actif, le plus tenace au travail, surtout le plus intègre (mândou). Il leur faisait la cuisine et les aidait en toute chose, et quand ils priaient c’est lui qui présidait. Chaque fois que ses compagnons pratiquaient les conseils qu’il leur donnait, ils n’y voyaient que du bien. Il apaisait sur l’heure par ses prières tout mal qui atteignait l’un d’eux, et cela, à leur grand étonnement. Le djaraf (chef de village) de Yoff, l’un des compagnons de voyage de Limamou, légèrement plus âgé que ce dernier, du nom de NDiagne Sadde, m’a dit : « qu’au temps de leur jeunesse, il a voyagé avec Limamou, vers NDar. Arrivés au Gandiol, ils ont trouvé (dans un village) une femme qui souffrait atrocement d’un mal de ventre, à tel point que depuis trois jours ses parents veillaient autour d’elle. Sa mère ne cessait de pleurer. Ndiagne Sadde lui déclara : j’ai avec moi un jeune compagnon, qui prie pour nous lorsque nous souffrons d’un mal. La mère lui répondit : faites le venir, si ses prières sont efficaces, je lui donnerai tout ce qu’il voudra.

Écrit par: soodaan3

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