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BAYTIR KÂ : Les derniers hommages à un homme de foi et d’engagement

today15 septembre 2026 3

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De la ferveur à l’humilité d’un homme de savoir, les témoignages prononcés lors de la levée du corps ont rendu hommage à un serviteur discret, généreux et profondément attaché à la Communauté.

La levée du corps de Baytir Kâ, éminent cadre de la Communauté Layène, a été un moment de profonde émotion. Avant la prière mortuaire à Diamalahi, plusieurs témoignages ont permis de rappeler les qualités humaines, la ferveur religieuse et l’engagement communautaire du défunt. De Mamadou Sakhir Gadiaga, membre de la Commission scientifique de la Communauté Layène, à Oustaz Ismaïla Ndoye, représentant du Khalif des Layènes à Pikine, en passant par Serigne Mamour ibn Seydina El Hadji Abdoulaye Thiaw Lahi de Malika et Sàmba Ndiaye, collègue et ami du défunt, chacun a livré une facette de la personnalité de Baytir Kâ. En dernier lieu, Chérif Mame Mbaye Lahi ibn Seydina Issa ibn Seydina Mandione, s’exprimant au nom du Khalif, a salué sa stature et surtout son humilité, avant de diriger la prière mortuaire.

La disparition de Baytir Kâ a suscité une vive émotion au sein de la Communauté Layène. Lors de la levée du corps, les témoignages se sont succédé, faisant ressortir les différentes facettes d’un homme dont le parcours était marqué par la foi, le travail, la générosité et le service de la Communauté.

Mamadou Sakhir Gadiaga : un fervent Layène au service de la Communauté

Le premier témoignage a été livré par Mamadou Sakhir Gadiaga, membre de la Commission scientifique de la Communauté Layène.

Revenant sur le parcours du défunt, il a rappelé son implication au sein de l’Amicale des Élèves et Étudiants Layènes (AEEL), dont Baytir Kâ était membre fondateur, ainsi que sa participation à la création du GIE ayant contribué à la mise en place des Cours privés Chérif Abdoulaye Thiaw Lahi de Malika. Mamadou Sakhir Gadiaga a surtout insisté sur l’attachement profond de Baytir Kâ à la Communauté. Il l’a décrit comme un fervent Layène, toujours disposé à apporter sa contribution aux actions communautaires. Il a notamment rappelé son rôle dans la création de la Maison d’édition La COMÈTE, considérée comme un outil important au service de la production et de la diffusion du savoir. Il a également insisté sur sa générosité, évoquant un homme qui savait donner et soutenir les initiatives de la Communauté. Dans un registre plus personnel, il a évoqué l’image d’un fervent musulman, souvent le chapelet à la main, profondément attaché à sa foi.

Son témoignage s’est achevé par une prière afin que le défunt ait le Paradis comme dernière demeure, par la grâce du Messager d’Allah (PSL).

Oustaz Ismaïla Ndoye : accepter l’épreuve et la volonté divine

Prenant ensuite la parole, Oustaz Ismaïla Ndoye, représentant du Khalif des Layènes à Pikine, a exprimé la tristesse suscitée par la disparition de Baytir Kâ.

La nouvelle est difficile et douloureuse, a-t-il rappelé, mais le croyant se soumet à la volonté divine et l’accepte avec foi. Il a lui aussi insisté sur la qualité de fervent disciple de Seydina Limamou Lahi (asws) qui caractérisait le défunt. Oustaz Ismaïla Ndoye a notamment rappelé sa régularité dans le soutien aux activités communautaires, citant ses contributions lors des sessions du Groupement Central.

À travers son intervention, c’est le souvenir d’un homme fidèle à ses convictions et constant dans son engagement qui a été retenu.

Serigne Mamour : « Taciturne, mais actif dans l’action »

Au nom des Cours privés Chérif Abdoulaye Thiaw Lahi de Malika, Serigne Mamour ibn Seydina El Hadji Abdoulaye Thiaw Lahi a rendu hommage à celui qui dirigeait récemment l’établissement.

Son témoignage a fait ressortir un trait particulier de la personnalité de Baytir Kâ : un homme taciturne, peu porté sur les longs discours, mais toujours actif lorsqu’il s’agissait de participer aux actions et aux activités. Sa discrétion ne signifiait donc nullement l’inaction.

Au contraire, il était présent lorsqu’il fallait agir, participer et contribuer. Une caractéristique qui revient en filigrane dans les différents témoignages : Baytir Kâ n’était pas nécessairement l’homme qui cherchait à occuper le devant de la scène, mais il était souvent présent là où son engagement était nécessaire.

Sàmba Ndiaye : l’émotion d’un collègue et d’un ami

Le dernier témoignage avant l’intervention de Chérif Mame Mbaye Lahi a été celui de Sàmba Ndiaye, collègue et ami de Baytir Kâ.

L’émotion était particulièrement forte au moment où il a pris la parole. Les larmes coulaient sur ses joues tandis qu’il évoquait celui avec qui il avait partagé de nombreuses années de vie professionnelle et humaine. Sàmba Ndiaye a d’abord parlé d’un homme bon, d’un fervent disciple et d’un homme profondément attaché à ses valeurs.

Il a également insisté sur son honnêteté et sa grande capacité de travail, le décrivant comme une véritable « bête de travail ». Mais son témoignage a dépassé le cadre professionnel. Il a également évoqué les relations que Baytir Kâ entretenait avec sa mère, ses enfants et son entourage.

À travers ses paroles, profondément marquées par l’émotion, apparaissait ainsi un homme proche des siens, attaché à sa famille et respectueux des relations humaines.

Chérif Mame Mbaye Lahi : la stature et l’humilité

Après ces quatre témoignages, Chérif Mame Mbaye Lahi ibn Seydina Issa ibn Seydina Mandione a pris la parole au nom du Khalif, avec la permission de celui-ci ainsi que celle de ses frères. Il a salué la stature du défunt, rappelant sa disponibilité constante lorsqu’il s’agissait de répondre présent aux besoins de la Communauté. Il a également évoqué les bonnes relations que Baytir Kâ entretenait avec les familles de Seydina Limamou Lahi (asws). Mais c’est surtout sur sa modestie qu’il a insisté. Malgré ses diplômes, malgré les nombreuses responsabilités qu’il avait assumées et malgré son parcours intellectuel, Baytir Kâ était resté humble et modeste. Cette qualité, soulignée au terme des différents témoignages, apparaît comme l’un des traits les plus marquants du souvenir laissé par le défunt.

Au terme de son intervention, dans une atmosphère de profond recueillement, Chérif Mame Mbaye Lahi ibn Seydina Issa ibn Seydina Mandione a dirigé la prière mortuaire.

La cérémonie s’est ainsi poursuivie dans le silence et la prière, après ces témoignages qui auront permis de faire revivre, le temps de quelques paroles, la personnalité d’un homme dont le souvenir restera associé à la foi, au travail, à la générosité, à l’engagement communautaire et à l’humilité.

Qu’Allah SWT lui accorde Son infinie Miséricorde, lui pardonne ses fautes, agrée ses œuvres et fasse du Paradis sa dernière demeure, par la grâce de Son Élu, Seydina Mouhammad (PSL).

Inna lillâhi wa inna ilayhi râji‘ûn.

Sélou Laye BA

Écrit par: soodaan3

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