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DE SEYDINA LIMAMOU LAHI (ASWS) A SES PETITS-FILS : la lumière se transmet, jamais elle ne s’éteint

today2 avril 2026 46 1

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De Seydina Limamou Lahi à ses petits-fils : la lumière se transmet, jamais elle ne s’éteint.

Chaque année, la journée de commémoration du rappel à Dieu de Seydina Limamou Lahi nous convoque à un rendez-vous que l’âme ne peut manquer. Il ne s’agit pas d’un simple souvenir. Il s’agit d’un acte de foi, d’une reconnaissance solennelle envers ceux qui ont choisi Dieu avant toute chose, et qui, par leur vie entière, nous ont montré comment marcher droit sur ce chemin escarpé qu’est l’existence. Cette année, le recueillement prend une dimension nouvelle. Trois noms se rejoignent dans une même prière. Trois lumières issues d’une même source. Et cette source a pour nom : Seydina Limamou Lahi, Al Mahdi (psl).

La source. Seydina Limamou Lahi (psl)

Il était pêcheur. Il était humble. Il ne possédait presque rien. Et pourtant, en mai 1884, depuis les dunes de Yoff, sa voix traversa le ciel et les âges : « Répondez à l’appel de Dieu, hommes et djinns, je suis l’envoyé de Dieu. » Son message mettait l’accent sur la prière, l’aumône, la justice sociale et la pureté. Il ne prêchait pas depuis un trône. Il prêchait depuis la vérité de son cœur. Sa demeure était un sanctuaire de partage, sa table ouverte du matin au soir, accueillant sans distinction croyants, détracteurs et nécessiteux. Il vivait dans le dénuement volontaire, mais donnait avec une abondance qui stupéfiait ses proches. Un homme qui ne voulait rien pour lui-même, tout pour Dieu et pour les autres. Voilà la source. Et une source aussi pure ne pouvait que rejaillir dans ceux qui portent son sang et son souffle.

L’imitateur fidèle, Imam Mouhamadou Bachir Lahi (1955 – 2023)

Il aurait pu se contenter de son rang. Petit-fils du Mahdi, fils de Seydina Ababacar Lahi, la noblesse de sa lignée lui ouvrait toutes les portes. Pourtant, c’est à 26 ans seulement qu’il fut nommé imam de la grande mosquée de Yoff Layène par le 3ème Khalif Baye Seydi Thiaw, assumant avec gravité cette responsabilité que beaucoup d’hommes plus âgés auraient hésité à porter.
Mais sa vraie grandeur ne résidait pas dans cette fonction. Elle résidait dans ce qu’il fit ensuite : il choisit de disparaître aux yeux du monde pour mieux apparaître aux yeux de Dieu. Dès les années 90, il s’engagea dans une retraite spirituelle profonde (le kheulweu) consacrant ses jours et ses nuits à la glorification d’Allah et à l’invocation incessante, imitant avec une fidélité presque mimétique les vertus de son illustre grand-père.

Il avait participé activement à la vulgarisation de l’Appel de Seydina Limamou Lahi, animant des conférences et des causeries religieuses pour que les générations suivantes connaissent et comprennent la mission du Mahdi. Puis, son devoir accompli, il s’effaça dans le silence sacré. Il nous a quittés dans la nuit du 8 au 9 mai 2023. Discret jusqu’au bout. Fidèle jusqu’au bout. Grand jusqu’au bout.

Le bâtisseur de lumière, Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi (6ème Khalif, 2021 – 2025)

Son parcours pourrait surprendre au premier regard. Fils de Seydina Mandione Laye, 2ème Khalif du Mahdi, il fit ses études secondaires au lycée Blaise Diagne avant de poursuivre un parcours académique exigeant au Maroc puis en France, devenant ingénieur en informatique. Un homme du monde moderne, en apparence. Mais il portait une autre élégance : celle, sobre et spirituelle, que symbolisaient ses deux turbans, l’un blanc, l’autre noir — signes visibles de son enracinement dans la tradition layène et de son engagement au service de la foi. À ce Khalif, fils de Seydi Mandione et petit-fils du Mahdi, il est reconnu de nombreuses qualités humaines que l’humilité seule pourrait résumer. On dit de lui qu’il a toujours voué une allégeance franche et entière à ses frères. Véritable ascète, il vécut toujours reclus, invisible aux yeux du monde, mais ne laissant rien lui échapper.

Et quand il accéda au califat en 2021, il ne se reposa pas sur l’héritage reçu. Il posa les fondements solides d’une organisation ambitieuse dont le projet de société du Seydina Limamou Lahi mais ancrée dans les technologies de son époque.  Un homme qui rêvait grand, mais vivait humble. À son rappel à Dieu le 9 avril 2025, le Chef de l’État le salua comme un guide spirituel éclairé, artisan de la paix, de l’unité et des nobles valeurs enseignées par Seydina Limamou Lahi. Ce qui les unit, l’héritage invisible mais indestructible

Regardez ces deux hommes côte à côte. L’un s’est effacé dans la prière silencieuse. L’autre a bâti pour les générations futures. Leurs chemins semblent différents. Mais ils ont en commun ce qui ne se voit pas d’emblée : la même humilité profonde, le même détachement du monde, le même amour absolu pour Dieu, hérités d’un grand-père qui leur a montré, par sa vie entière, que la vraie grandeur n’a rien à voir avec la notoriété. Si Seydina Limamou Lahi incarne l’altruisme dans sa forme la plus pure, ses petits-fils en ont été les héritiers spirituels et les imitateurs dévoués. Chacun à sa manière, chacun avec ses dons propres, mais tous deux fidèles à la même boussole intérieure. C’est cela, la transmission véritable. Elle ne se décrète pas. Elle se vit. Elle se respire. Elle se reconnaît dans un geste, dans un silence, dans un regard tourné vers Dieu plutôt que vers les hommes.

Ce que ces vies nous enseignent

Si tu lis ces lignes dans dix ans, dans vingt ans, souviens-toi de ceci : ces hommes ont existé. Ils ont marché sur cette terre, ils ont prié dans ces mosquées, ils ont porté un héritage spirituel d’une densité rare avec une légèreté qui force l’admiration. Ils ne nous ont pas laissé de fortunes matérielles. Ils nous ont laissé mieux que cela : la preuve vivante qu’on peut traverser ce monde sans se laisser corrompre par lui. Que la foi peut être à la fois une retraite mystique et un chantier de construction. Que l’humilité n’est pas une faiblesse, c’est la marque des âmes véritablement grandes.

La lumière du Mahdi ne s’est pas éteinte avec lui. Elle s’est transmise, de cœur en cœur, de génération en génération. Imam Bachir l’a portée dans le silence. Seydina Mouhamadou Makhtar l’a portée dans l’action. Et elle continue de brûler, pour peu que nous acceptions, nous aussi, d’en être les gardiens.

En ce jour de Prière, que la grâce infinie d’Allah enveloppe Seydina Limamou Lahi, Imam Mouhamadou Bachir Lahi et Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi. Qu’Il les réunisse, eux et nous, dans Sa miséricorde et Sa lumière éternelle.

Ousmane LAHI

Écrit par: soodaan3

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