CHRONIQUES

TRIBUNE DU VENDREDI N°111 : LES HAUTS FAITS DU 143ÈME ANNIVERSAIRE DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAHI AL MAHDI (PSL)

today10 mars 2023 127 1

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Les hauts faits du 143ème anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi Al-Mahdi (PSL)

Les festivités marquant la commémoration du 143ème Anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi Al Mahdi ont vécu les 21 et 22 février 2023 à Cambérène, Ngor et Yoff. Sur le plan de l’organisation, des félicitations sont de rigueur à l’endroit du comité d’organisation pour saluer les nombreux efforts ayant conduit à cette parfaite réussite approuvée de toutes parts.

Cette réussite est, en grande partie, à inscrire sur le compte du guide suprême des Ahloulahi, le Khalif Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi ibn Seydina Mandione qui a su avec brio donner les directives qu’il fallait et assigner les tâches aux personnes expertes ; ce qui s’est traduit par une coordination plus harmonieuse des efforts à chacune des différentes étapes de l’organisation.

L’ouverture a été donnée dans la matinée du 21 février, à Cambérène, devant le mausolée du premier Khalif des Ahloulahi, Seydina Issa Rohoulahi fils ainé du saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws). Après une longue séance de « zikroullah » au cours de laquelle les fidèles ont rivalisé d’ardeur dans la louange du Seigneur à travers la formule du tawhiid « lâ ilâha illâ Allah », le Président du comité d’organisation, Seydina Issa Lahi Thiaw, a lancé le démarrage des festivités. À travers un discours de haute facture qui montre à suffisance sa maitrise de la Géopolitique actuelle, Seydina Lahi a bien campé le sujet, thème de cette 143ème édition à savoir : « LA PAIX ET LE DÉVELOPPEMENT À LA LUMIÈRE DES ENSEIGNEMENTS DE SEYDINA LIMAMOU LAHI (asws) ».

En effet, il a su établir, avec beaucoup de pédagogie, le lien de causalité entre les concepts de paix et développement pour arriver à montrer qu’il ne peut y avoir de développement si la paix n’est pas garantie au préalable. Il a profité de sa tribune pour lister les différentes menaces qui fragilisent la paix. En convoquant la grande contribution du saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) sur la question, il a conclu son intervention en confirmant que le Sénégal n’avait vraiment pas besoin d’importer des solutions ou toutes autres idéologies venues d’ailleurs pour consolider la paix régnante.

À sa suite, Seydi Mouhamadou Lamine Lahi, en fin orateur, a, comme il sait si bien s’y prendre, fait un rappel des écrits sur la réapparition de Insâ Ibn Maryam (as) et sur l’avènement de l’Imam Al Mahdi Al Mountazar à la Fin des Temps. Il convoqua des passages du saint Coran et même de l’Injîl (l’Évangile) pour encore une fois démontrer, dans une logique époustouflante, la double mission prophétique de Seydina Limamou Lahi (asws) et de son fils Seydina Issa Rohoulahi (as). L’intervention de Seydina Mouhamadou Lamine qui a aussi délivré le message de bienvenue du Khalif destiné à tous les pèlerins et aux différents invités, a mis fin à la cérémonie d’ouverture à Cambérène.

L’étape suivante s’est déroulée dans l’après-midi à Ngor, sur le site de la célèbre Grotte des Almadies où la lumière du meilleur des Ahloulahi a immergé pendant plus d’un millénaire en attendant l’époque à laquelle elle devrait prendre forme humaine en tant que l’Imam tant attendu : Al Mahdi Al Mountazar (cf. la biographie du saint-maitre intitulée « Bushral Muhhibîna wa Tayhîzal Jâhilîna » du Cheikh Makhtar Lo). À ce niveau, tout le monde (fidèles Ahloulahi comme ceux d’autres communautés religieuses du pays) est très pressé de suivre le cours magistral annuel que doit délivrer, en ce lieu, le docteur Mame Libasse Lahi.

Pour la présente édition, Seydi Mame Libasse a apporté la réplique scientifique à ceux qui remettent en question la possibilité que quelqu’un de race blanche ou claire (le prophète Mouhamad, en l’occurence) puisse réapparaitre sous une peau noire (en tant que Seydina Limamou Lahi) en référence aux propos émis par le saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) dès les premières heures de l’Appel : « Ma weexoon deemba [di Muhamad ibn Abdoulah], ma ñuul tay [di Limaamu Lahi] ! ». Sa vaste culture d’universitaire renforcée par sa parfaite maitrise de la langue arabe lui permit de faire voyager son auditoire dans une revue de la littérature toute stupéfiante. Dans sa pédagogie, il convoqua les auteurs qui ont renseigné que le prophète Moussa (as) avait la peau foncée en s’appuyant sur les adjectifs arabes utilisés pour le qualifier (« sumra », « askham » ou encore « udmah ». Partant de là, il rappela le miracle réalisé par ce même Seydina Moussa [à la peau d’une noirceur prononcée] en changeant la couleur de sa main après l’avoir sorti de son aisselle. Le Coran disait à ce propos : « Et il tira sa main [de son sein] : et voici ! c’était blanc pour les spectateurs. » [Sourate Al-A’râf, v. 108].

Toujours, au cours de son exposé, il rappela aussi que la célèbre pierre angulaire de la Kaaba communément appelée « Hadjr al aswad » (pierre noire) était à l’origine de couleur blanche quand elle quittait le Paradis d’où elle se trouvait à l’origine. À ce propos, selon ‘Abdallah Ibn ‘Abbas (rta), le messager d’Allah a dit : « La pierre noire est descendue du paradis alors qu’elle était plus blanche que le lait, ce sont les péchés des fils d’Adam qui l’ont rendu noire » (Rapporté par Tirmidhi dans ses Sunan n°877).

Et sur un ton un peu joyeux il déclara logiquement en faisant encore allusion à la célèbre déclaration faite par son grand-père Seydina Limamou Lahi (asws) aux premières heures de son Appel : « Hadjr al aswad su ko neexé wax ni ma weexoon dembë, ma ñuul tay ». La tombée du crépuscule a mis fin à l’étape de Ngor.

Dans le cadre de la solidarité et la fraternité inter-religieuse , une foule de disciples « Baay Faal » s’est réunie le soir, comme à l’accoutumée, devant la résidence du Khalif à Yoff pour chanter la formule du « tawhiid » autour de leur célèbre  et délicieux « Saam Faal ». Dans le même temps, un « kureel » de « Hizbu Tarqiya » s’est rassemblé à Diamalaye, devant le mausolée de Seydina Limamou Lahi (asws) pour déclamer en chœur les célèbres panégyries composées en l’honneur du prophète par l’éminent Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul (rta).

Le rendez-vous suivant était donné le lendemain mercredi 1er cha’bân (23 février) à Yoff devant le mausolée du saint-maitre où se déroulera la cérémonie du célèbre « Yoor-Yooru Jamalahi ». Cette étape est la plus importante des festivités de la commémoration de l’Appel en ce sens qu’elle correspond à la même matinée du premier jour de cha’bân de l’an 1301 où le meilleur des Ahloulahi avait lancé son « Dahwa ». C’est pourquoi, vers les coups de 3h du matin et même bien avant, une marée de fidèles tous vêtus de blanc a commencé à investir la terre sainte de Jamalahi pour se réserver une bonne place sur cet espace qui, avant 8h, refusera du monde. À ce niveau la causerie tant attendue est confiée à l’Imam Ratib Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi. En fin stratège, le professeur du jour profite de la grande audience médiatique de la cérémonie – aucun médium digne de ce nom ne rate cette étape du « Yoor-Yooru Jamalahi » – pour partager, avec le reste de la oumma, les enseignements salvateurs de son aïeul tant attendu (« Al Mahdi Al Mountazar »). Ce choix n’est en rien fortuit, mais il est plutôt stratégique car Seydina Limamou Lahi (asws) était attendu pour apporter au monde les solutions qui rempliraient le monde de Justice et d’Équité. Alors quelle meilleure tribune que celle du « Yoor-Yooru Jamalahi » couverte par tous les médias du pays pour livrer au monde la méthode de « tarbiya » développée par le meilleur des Ahloulahi ?

Pour la présente édition Imam Mouhamadou Makhtar Lahi a encore élevé la barre. Après ses salutations d’usage au nom du Khalif destinées aux fidèles, aux sympathisants, au reste de la oumma et même les « Ahloul Kitâb », l’imam râtib de Yoff a rappelé à tous les fidèles cette « dette » très ancienne que toute la communauté Ahloulahi sans exception doit, aujourd’hui, « payer » au fils de Seydina Mandione Lahi à savoir le nouveau Khalif Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi.

Il s’expliqua en rappelant qu’à la suite du décès du saint-maitre en 1909, et que nombre de voix (celles de dignitaires lébous parents de Mame Limamou et de dignitaire de la communauté) se sont levées en faveur de son enterrement immédiat en l’absence de son fils ainé Seydina Issa Rohoulahi (as) parti en exil au Kadjoor trois ans auparavant, c’est son deuxième fils Seydina Mandione Lahi qui avait pris toutes ses responsabilités en s’opposant farouchement à une telle décision. Il garda le corps et préserva le califat de son père pendant trois jours jusqu’à l’arrivée de son frère Seydina Issa Rohoulahi (as). Imam Makhtar rajouta qu’une fois que Seydina Issa est rentré à Yoff, Seydina Mandione fut le premier à s’agenouiller devant lui pour lui faire allégeance en lui embrassant la main comme on le faisait à leur défunt père pour lever toute velléité de contestation de son autorité et de son califat naissant. Sur un ton très touchant il rappela aussi les propos pleins de sagesse que tint Seydina Mandione Lahi envers son frère ainé : « nous n’avons pas perdu notre père parce que nous t’avons encore ; c’est plutôt toi qui a perdu le tien… ».

S’appuyant sur tous ces rappels, il voulut attirer l’attention de tous sur les nombreux sacrifices et efforts consentis par le deuxième Khalif Seydina Mandione à partir de 1909, à la suite du rappel à Dieu de son père pour maintenir la cohésion et asseoir le califat de son frère aîné, Seydina Issa Rohoulahi en tant que premier successeur du saint-maitre. Parmi les premiers à avoir apporté leur contribution afin de rembourser la « dette » quand enfin Seydina Mandione accéda au califat en 1949, il cita l’exemple de son propre père Seydina Ababacar Lahi fils de Seydina Limamou Lahi. À ce propos la célèbre déclaration que fit Seydina Ababacar à la sortie de la mosquée de Cambérène pour informer et sensibiliser les fidèles sur le rang spirituel de son grand frère et nouveau Khalif Seydina Mandione, ainsi que le risque encouru par toute personne qui irait à l’encontre de sa volonté. Dans ce même registre il cita aussi l’exemple de Serigne Ablaye ibn Seydina Issa Rohoulahi (as) pour sa grande contribution sous le califat de son oncle, Seydina Mandione Lahi dont il fut le porte-parole et le chargé de mission. Il composa même un poème pour chanter les mérites de Seydina Mandione en reconnaissance de toute l’aide que celui-ci avait apporté à son père Seydina Issa Rohoulahi (as). Serigne Ablaye paya encore cette « dette » auprès de chacun de ses cousins Baye Seydi Thiaw Lahi ibn Seydina Mandione (le premier des petits-fils à occuper ce rang) et son frère Seydina Mame Alassane Lahi (4ème Khalif).

Après avoir cité tous ces exemples, Imam Makhtar dans son éloquence conclu cette partie : « Na nu fay bor bi » [ci Seydina Mouhamadou Makhtar Al Khalifa]. Pour dire qu’aujourd’hui nous avons tous l’obligation de payer encore la dette auprès de l’actuel Khalif Seydina Moukhamadou Makhtar Lahi notamment en l’aidant et en ne ménageant aucun effort pour la réussite de sa mission.

Dans l’après-midi de cette deuxième journée de célébration, eut lieu la cérémonie officielle qui mis fin aux festivités de la célébration du 143ème Anniversaire de Seydina Limamou Lahi (asws). À cette occasion Les hymnes propres à chacune des communautés religieuses du pays (Mouride, Tidjane de Tivaouane, Tidjane de Kaolack, Tidjane de Thianaba, Khadr, etc.) ont retenti à Yoff Layène, capitale du Tawhiid, devant un parterre d’autorités administratives, religieuses, coutumière, et de représentants diplomatiques. Les discours de Seydina Lahi puis de Seydi Mame Libasse Lahi sur la Paix tant recherchée en cette période pré-électorale, en réponse à l’intervention du ministre de l’Intérieur Felix Antoine Diom ont rappelé aux acteurs de tout bord (pouvoir comme opposition) le rôle et la responsabilité de chacun dans cette quête de stabilité.

C’est aussi l’occasion de magnifier deux actions qui ont rythmé ce 143 anniversaire de l’Appel à savoir :

L’« Opération Mame Coumba Diagata » entièrement financée sur fonds propres par l’Association Vision 129 et qui a permis de distribuer 50 tonnes de riz et 2000 bouteilles d’huile aux populations entre Yoff, Cambérène, Ngor, Yeumbeul, Malika et Dakar ;

-Et la grande trouvaille de « Zikroulah International » dénommée « Foire de l’Appel » qui est un cadre d’échange qui a permis aux commerçants de notre communauté d’écouler leurs produits à des tarifs préférentiels avant, pendant et après l’Appel.

Nous ne saurions clôturer cette tribune sans adresser nos félicitations à tous les acteurs ayant, de près ou de loin, contribué à la grande réussite du 143ème Anniversaire de l’Appel.

Par Chérif Alassane Lahi Diop « Sibt Sâhibou Zamâne », Analyste politique et économique,Expert en Commerce et Management des Affaires Internationales, Secrétaire Général de Vision 129.

Écrit par: soodaan3

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