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TRIBUNE DU VENDREDI N°137 : REVUE DES DISCOURS DU 144EME ANNIVERSAIRE DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAHI ASWS) (Deuxième partie)

today8 mars 2024 88

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REVUE DES DISCOURS DU 144EME ANNIVERSAIRE DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAHI ASWS) (Deuxième partie)

Seydi Mame Libasse Lahi « le professeur de Xuntmë » démarra son discours en formulant des prières à l’endroit de son grand frère, son éminence le Khalif Seydina Mouhamadou Makhtar Lahi et en lui présentant ses hommages à l’occasion de la célébration de l’Appel de son grand-père qu’il nomma par son titre émérite de « Rassoulou Lahi Zil bi’asatayni », le messager aux deux missions une première chez les arabes en tant que Mouhamad Ibn Abdoulahi et une seconde à la fin des temps en tant que Limamou Lahi Al Mahdi. Il déclina ensuite la raison de la présence de tous en ce lieu mythique des Almadies en ces termes « [pour parler de] ce Seigneur qui est difficile à cacher » (« Sanga bi naxarèè nëb », en wolof) et qui n’est autre que Seydina Limamou Lahi (asws).

Comme introduction, il rappela les propos du saint-maitre qui a soutenu que c’est depuis cette fameuse grotte que sa lumière parcourait chaque soir le monde entier à la recherche du peuple et de la localité dans lesquels elle devrait apparaitre pour prendre forme humaine. A ceux qui seraient sceptiques ou dubitatifs face à cette réalité, Seydi mame Libasse Lahi leur recommande de se souvenir de la « Leytalul Isrâ i wal Mihrâj », la nuit du voyage nocturne au cours de laquelle, le prophète Mouhamad (asws) avait, en une seule nuit, quitté la Mecque pour rallier « Bayt al-Maqdis » (Jérusalem), une distance de plus d’un mois de marche, avant d’effectuer ensuite une ascension vers Khaba khawsayni pour s’entretenir avec le Seigneur. Ceci étant dit, il précisa que l’Imam Al Mahdi était attendu par toute la oumma car c’est le prophète Mouhamad lui-même asws) qui lui a fait la « bichâra » (annonce de son apparition). Or, précisa-t-il, si une bichâra est faite par un prophète, c’est toujours pour annoncer la venue d’un autre prophète après lui. Apportant la réplique à ceux qui, pour tenter de rejeter la mission de Seydina Limamou Lahi asws) soutiennent que la religion a été parachevée, que plus personne n’avait besoin de venir après le prophète, qui brandissent mécaniquement et à tout bout de champ cet extrait du verset 3 de la sourate Mâ ‘idah :

{ ٱلۡیَوۡمَ أَكۡمَلۡتُ لَكُمۡ دِینَكُمۡ وَأَتۡمَمۡتُ عَلَیۡكُمۡ نِعۡمَتِی وَرَضِیتُ لَكُمُ ٱلۡإِسۡلَـٰمَ دِینࣰا }

 

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ai agréé l’Islam comme religion pour vous », Seydi Mame Libasse leur demande de revoir leur copie car c’est le prophète Mouhamad qui annonça lui-même l’avènement du Mahdi comme guide à sa suite dans plusieurs hadiths. Il leur fera donc comprendre qu’ils ne savent pas mieux que lui [Mouhamad] que la religion a été parachevée. Et que c’est pourtant après que la religion fut parachevée, comme ils le comprennent au mot, que le messager d’Allah a encore annoncé lui-même à sa oumma « Ubachirukum bil mahdi yub ’athu fî ummatî… » ce qui signifie « Nous vous faisons la bonne annonce de l’Imam Al Mahdi qui sera envoyé auprès des gens de ma communauté ». Il ajouta que quand un messager fait la bonne annonce (bichâra) de l’avènement d’un homme à sa communauté et ajoute l’injonction de « rejoindre celui-ci quitte à ramper sur la neige » avec tout ce que cela implique comme sacrifice (en faisant référence à un autre hadith sur le Mahdi), cet homme ne peut être autre chose qu’un prophète et donc pas du tout un simple « waliy ». Une fois cette pertinente introductioneffectuée, le Dr Mame Libasse Lahi va poursuivre le thème qu’il avait abordé l’année dernière basée sur les célèbres propos du saint-maitre qui a déclaré : « Mana deembë, mana tay » ce qui signifie « j’étais autrefois Mouhamad ibn Abdoulaye qui a disparu de ce monde depuis 632 et qui a été ressuscité en cette époque en tant que Limamou Lahi fils de Alassane Thiaw et de Sokhna Coumba Ndoye ». Il apportera dans la suite des réponses basées sur de nombreux cas de figure de ressuscitement de créatures d’Allah tels que rapportés par le Coran, livre de référence de l’Islam, afin de faire revenir sur leur position ceux qui jugent impossible à Dieu le fait que Seydina Mouhamad puisse être ressuscité à notre époque. Dans sa démarche d’universitaire aguerri, il va citer suivant une logique graduelle et avec commentaire à l’appui les cas de ressuscitement d’abord d’une seule personne, ensuite d’un groupe tout entier, ensuite d’animaux en citant les oiseaux de Seydina Ibrahim (as) quand il demanda à Allah, l’âne du prophète Seydina Uzayr (as), le poisson des prophètes Seydina Moussa (as) et Seydina Youchaa encore appelé Josué (as). Il ajouta que Celui (Allah) qui se décrit comme étant « Celui qui a créé la mort et la vie » { ٱلَّذِی خَلَقَ ٱلۡمَوۡتَ وَٱلۡحَیَوٰةَ }

n’a aucune contrainte pour donner la vie et la mort selon Son bon vouloir.

Le professeur du jour démarra son cours très attendu depuis une année par l’histoire de cette personne parmi les Bani israîl au temps du prophète Moussa (as) qui, après avoir été tuée, a vu son corps être déposé devant le domicile de son ennemi pour le faire accuser du meurtre. Allah avait ordonné à Seydina Moussa qu’un bœuf fût tué et qu’une partie fût utilisée pour frapper le cadavre de la personne tuée. Une fois que le cadavre fut frappé, il a ressuscité et a donné lui-même l’identité de son meurtrier. Le coran le racontait en ces termes :

{ وَإِذۡ قَتَلۡتُمۡ نَفۡسࣰا فَٱدَّ ٰ⁠رَ ٰٔۡ ⁠تُمۡ فِیهَاۖ وَٱللَّهُ مُخۡرِجࣱ مَّا كُنتُمۡ تَكۡتُمُونَ }

{ فَقُلۡنَا ٱضۡرِبُوهُ بِبَعۡضِهَاۚ كَذَ ٰ⁠لِكَ یُحۡیِ ٱللَّهُ ٱلۡمَوۡتَىٰ وَیُرِیكُمۡ ءَایَـٰتِهِۦ لَعَلَّكُمۡ تَعۡقِلُونَ }

« Et quand vous aviez tué un homme et que chacun de vous cherchait à se disculper. Mais Allah démasqua ce que vous dissimuliez. Nous dîmes donc : « Frappez le tué avec une partie de la vache ». Ainsi, Allah ressuscite les morts et vous montre Ses signes afin que vous raisonniez » [Al Baqara, 72 et 73]

Seydi Mame Libasse Lahi raconta aussi l’histoire des 70 personnes qui avaient accompagné le prophète Moussa pour s’entretenir avec Allah. En effet, Seydina Moussa discuta avec le Seigneur et leur transmettait Ses directives mais cela ne leur suffisait pas, ils doutèrent de ses propos et ils finirent par lui demander de dire à Allah qu’ils voulaient Le voir directement. A ce propos, le Coran disait :

{ وَإِذۡ قُلۡتُمۡ یَـٰمُوسَىٰ لَن نُّؤۡمِنَ لَكَ حَتَّىٰ نَرَى ٱللَّهَ جَهۡرَةࣰ فَأَخَذَتۡكُمُ ٱلصَّـٰعِقَةُ وَأَنتُمۡ تَنظُرُونَ }

« Et [rappelez-vous], lorsque vous dites : « ô Moussa ! Nous ne te croirons qu’après avoir vu Allah clairement ! » Alors la foudre vous saisit tandis que vous regardiez » [Al Baqara, 55].

Puisant dans ses connaissances de grammairien de la langue arabe, le Docteur Mame Libasse Lahi précisa qu’ils ne dirent pas à Moussa « nous ne te croirons pas » parce que c’était ses disciples dans le cas contraire ils lui auraient dit tout simplement « lane nu’minu bik » à la place du « lan nu’minu laka » qui signifie « nous n’attesterons pas la véracité de tes propos ». Poursuivant son exposé, il ajouta qu’avant même que Moussa leur répondit la foudre les avait déjà tous tués sans exception sur ordre du Seigneur. Seul Seydina Moussa (as) a pu être épargné. Par la suite Allah ressuscita les 70 comme le soutient ce verset du Coran : « Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort afin que vous soyez reconnaissants » (Al Baqara, 56)

Seydi Mame Libasse fera encore montre de sa parfaite maitrise de la langue arabe en nous enseignant que le terme « thumma » (ثمّ) utilisé dans ce verset est une préposition qui fournit une information capitale à ne pas négliger, à savoir qu’il s’est passé un délai bien déterminé entre le moment où Allah a tué les 70 hommes et le moment où Il les a ressuscités. Profitant d’une fenêtre ouverte par les chanteurs religieux, il rappela des propos du saint prophète Mouhamad qui assurait : « Je suis plus âgé qu’eux (les autres prophètes, Seydina Adama compris). » En effet, le messager d’Allah a déclaré être le « Khâtam an-nabbiyîn » (Sceau des prophètes) bien avant la création du père de l’humanité à savoir le prophète Adama qui était en ce moment dans un état compris entre l’eau et l’argile et que la langue wolof appelle « Tën ». Or, il faut préciser que « Khâtam an-nabbiyîn » est le titre sur lequel plusieurs pseudo-savants musulmans s’appuient à tort pour tenter de rejeter la venue d’un autre prophète après Seydina Mouhamad. Il confirma que ces âmes qui ont cru en la mission de Seydina Limamou Lahi (asws) sont bien celles avec qui il avait migré de Médine à Dakar pour sa seconde mission. C’est pourquoi, le saint maitre s’adressait à elles par l’expression « yâ as-hâbî » (ô mes compagnons). Et dans ses sermons il (asws) disait s’adressant à ses fidèles : « antoum kountoum fî manâzilil awwalîn » vous êtes dans la même situation ou au même rang que mes premiers compagnons [au cours de ma première mission chez les arabes] ; les salaf as-sâlih (pieux prédécesseurs) en l’occurrence. Maintenant pour mieux faire accepter aux sceptiques que ce n’est pas uniquement Seydina Limamou Lahi qui a été ressuscité mais la plupart de ses disciples aussi, Seydi Mame Libasse rappela un autre verset du coran qui parle de ressuscitement en masse pour montrer que rien n’est impossible à Allah « Rabboul Anlamîn » :

{ أَلَمۡ تَرَ إِلَى ٱلَّذِینَ خَرَجُوا۟ مِن دِیَـٰرِهِمۡ وَهُمۡ أُلُوفٌ حَذَرَ ٱلۡمَوۡتِ فَقَالَ لَهُمُ ٱللَّهُ مُوتُوا۟ ثُمَّ أَحۡیَـٰهُمۡۚ إِنَّ ٱللَّهَ لَذُو فَضۡلٍ عَلَى ٱلنَّاسِ وَلَـٰكِنَّ أَكۡثَرَ ٱلنَّاسِ لَا یَشۡكُرُونَ }

« N’as-tu pas vu ceux qui sortirent de leurs demeures, – il y en avait des milliers [le Docteur Mame Libasse insista pour dire que ce n’était pas des dizaines, ni des centaines mais des milliers], – par crainte de le mort ? Puis Allah leur a dit : « Mourez ! Après quoi Il les rendit à la vie. Certes, Allah est Détenteur de la faveur, envers les gens ; mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants ». [Al Baqara, 243].

Maintenant, à ceux qui seraient tentés de douter qu’un prophète déjà rappelé à Dieu puisse être ressuscité par le Créateur Tout-Puissant, Seydi Mame Libasse apporte cet argument irréfutable rapporté par le Coran :

{ أَوۡ كَٱلَّذِی مَرَّ عَلَىٰ قَرۡیَةࣲ وَهِیَ خَاوِیَةٌ عَلَىٰ عُرُوشِهَا قَالَ أَنَّىٰ یُحۡیِۦ هَـٰذِهِ ٱللَّهُ بَعۡدَ مَوۡتِهَاۖ فَأَمَاتَهُ ٱللَّهُ مِا۟ئَةَ عَامࣲ ثُمَّ بَعَثَهُۥۖ قَالَ كَمۡ لَبِثۡتَۖ قَالَ لَبِثۡتُ یَوۡمًا أَوۡ بَعۡضَ یَوۡمࣲۖ قَالَ بَل لَّبِثۡتَ مِا۟ئَةَ عَامࣲ فَٱنظُرۡ إِلَىٰ طَعَامِكَ وَشَرَابِكَ لَمۡ یَتَسَنَّهۡۖ وَٱنظُرۡ إِلَىٰ حِمَارِكَ وَلِنَجۡعَلَكَ ءَایَةࣰ لِّلنَّاسِۖ وَٱنظُرۡ إِلَى ٱلۡعِظَامِ كَیۡفَ نُنشِزُهَا ثُمَّ نَكۡسُوهَا لَحۡمࣰاۚ فَلَمَّا تَبَیَّنَ لَهُۥ قَالَ أَعۡلَمُ أَنَّ ٱللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَیۡءࣲ قَدِیرࣱ }

« Ou comme celui qui passait par un village désert et dévasté : « Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? » dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant : « Combien de temps as-tu demeuré ainsi ? » « Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie de la journée. » « Non ! dit Allah, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson: rien ne s’est gâté; mais regarde ton âne… Et pour faire de toi un signe pour les gens, et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair . » Et devant l’évidence, il dit : « Je sais qu’Allah est Omnipotent . »» [Al Baqara, 259].

 

Par la suite, il cita encore d’autres cas rapportés par le Coran, notamment les prodiges de Issa (as) fils de Marie Jésus Christ à qui Allah donna la faculté de ramener les morts à la vie :

{ أَنِّی قَدۡ جِئۡتُكُم بِـَٔایَةࣲ مِّن رَّبِّكُمۡ أَنِّیۤ أَخۡلُقُ لَكُم مِّنَ ٱلطِّینِ كَهَیۡـَٔةِ ٱلطَّیۡرِ فَأَنفُخُ فِیهِ فَیَكُونُ طَیۡرَۢا بِإِذۡنِ ٱللَّهِۖ وَأُبۡرِئُ ٱلۡأَكۡمَهَ وَٱلۡأَبۡرَصَ وَأُحۡیِ ٱلۡمَوۡتَىٰ بِإِذۡنِ ٱللَّهِۖ وَأُنَبِّئُكُم بِمَا تَأۡكُلُونَ وَمَا تَدَّخِرُونَ فِی بُیُوتِكُمۡۚ إِنَّ فِی ذَ ٰ⁠لِكَ لَـَٔایَةࣰ لَّكُمۡ إِن كُنتُم مُّؤۡمِنِینَ }

« En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans: et, par la permission d’Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d’Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ![ Ali Imrân, 49].

 

Le lendemain matin, deuxième jour marque le moment le plus important des festivités de la célébration de l’Appel avec comme cadre Diamalaye à Yoff, devant le mausolée de la meilleure des créatures d’Allah, Seydina Limamou Lahi (asws). D’ailleurs, c’est l’étape qui enregistre la plus grande audience. C’est pourquoi, les fidèles investissent les lieux aux premières heures de l’aube dans l’espoir d’avoir une place pour assister au cours magistral du brillant imam ratib de la communauté, Seydi Mouhamadou Makhtar Lahi ibn Seydina Ababacar Lahi « Bâboul ‘Ouloûm » et qui devrait démarrer quelques heures plus tard. Après plusieurs heures de zikr, Seydi Mouhamadou Makhtar a pu démarrer son cours puisé dans les sermons de Seydina Limamou Lahi (asws), après une ziarra au mausolée de celui-ci comme l’avait instauré l’initiateur de l’évènement. Il adressa, au nom du Khalif Seydina Mouhamadoul Makhtar et de ses frères Seydi Mouhamadoul Amine et Seydi Mame Libasse comme il l’a précisé lui-même, le message annuel de salutation, de vœux et de solidarité à tous les fidèles d’ici et de la diaspora. Une fois cette coutume respectée, Baye Imam, comme l’appellent affectueusement ses milliers de sympathisants et fidèles, a renouvelé, devant la face du monde, son allégeance à son grand frère de Khalif Seydina Moukhamadoul Makhtar Lahi ibn Seydina Mandione sans manquer de lui rendre hommage et prier pour la réussite de sa si grande mission à la tête des Ahloulahi. Ces ardentes prières, Seydi Mouhamadou Makhtar les formula aussi pour ses grands frères Seydi Mouhamadoul Amine et Seydi Mame Libasse ainsi qu’au reste de la sainte famille de « Ahloubeyt Rassoul ». Cela montre, si besoin en est combien les membres de la sainte famille du Mahdi s’aiment mutuellement et profondément. En tout cela il n’a fait que perpétuer une tradition qui a été respectée et entretenue par ses prédécesseurs à savoir ses défunts ainés Baye Seydi Thiaw Lahi, Seydina Mame Alassane Lahi, Serigne Ablaye, etc.) et leurs prédécesseurs notamment Seydina Mandione Lahi, Seydina Ababacar Lahi qui ont de tout temps renouvelé leur serment d’allégeance aux différents Khalifs de leur époque. Profitant de l’occasion, il félicita son neveu, le coordinateur Seydina Lahi pour son discours de haute facture prononcé la veille, avant d’adresser comme à son habitude des salutations renouvelées aux sympathisants de « Mame Limamou Lahi ». Il pria aussi pour la paix dans ce pays en rappelant que la communauté ahloulahi a déjà montré la voie pour l’obtenir eu égard à son endurance et son mode de vie pacifique à tout point de vue. Saisissant toujours l’occasion, il adressa sa solidarité et sa compassion à toute personne qui subit la forfaiture d’une injustice en voyant ses droits bafoués et sa liberté limitée de manière injuste plus particulièrement à nos frères et sœurs de la Palestine. Il félicita tous les fidèles de la communauté Ahloulahi ainsi que les organisateurs toutes structures confondues) pour leur engagement et leurs différents efforts consentis tout volontairement pour la réussite de l’évènement. A ce propos, il salua les nombreux efforts que les fidèles ont fournis pour le financement du projet « Taaral Jammalahi » qui lui a été confié par le Khalif. Une mention spéciale étant faite au Groupe Bâche plus particulièrement à leur chef, son « fils et ami » Baye Ndjine Thiaw. Le thème qu’il a choisi pour ce 144ème Anniversaire de l’Appel est cette déclaration sans équivoque du saint-maitre contenu dans ses sermons :

و سيّد هذا الزّمان يأتي ويخالف العلماء، فكفروا به، و هو يدعو بالدّين والهدى إلى الله، ومن تبعه، وصدّقه، يهتدي وكذالك يهلك من كفر به.

« Le Maître de ces Temps-ci [Seydina Limamou Lahi Al Mahdi] est venu. Entre lui et les savants il y a des différences [de conceptions religieuses] et ceux-ci l’ont rejeté. Or il appelle à la religion, avec droiture, vers Dieu. Celui qui le suit et atteste la véracité de sa mission s’engage dans la droiture, par contre, celui qui traite sa mission de mensonge tombera dans la déchéance. »

En fin pédagogue doté d’une éloquence sans commune mesure, Imam Makhtar va prendre le temps de bien décrypter mot pour mot ces propos qui montrent combien Seydina Limamou Lahi a bien assumé sa mission de « Sangoup Jamono ». D’ailleurs il rappela que lors des précédentes éditions il avait déjà souligné que le saint maitre, dans sa grande humilité, n’aimait pas trop utiliser le pronom personnel arabe « Anaa » qui signifie « MOI ou JE » pour éviter de se glorifier et que les rares fois où il l’a utilisé était uniquement pour s’engager et assumer pleinement la mission prophétique qui lui était confiée. Poursuivant son exposé, il ajouta que c’est pour éviter toute glorification que Seydina Limamou Lahi n’a pas plutôt utilisé l’expression « Anâ Seydou hâzâ zamân ». Toutefois, les gens de son époque savaient tous pertinemment que c’est lui le « Seydou Zamân » en question parce que ce n’est pas lui qui s’est autoproclamé comme tel et les autres non plus ne l’ont pas élevé à cette dignité supérieure. Mais c’est bien Allah Tout-Puissant qui l’a élu à ce rang ; et ce titre est valable dans toute la période qui englobe l’époque à laquelle il a fait ladite déclaration et les époques qui suivront après jusqu’au Jour du Jugement. Traduisant maintenant l’expression « Seydou hâzâ zamâne », l’Imam Ratib de Yoff Layène exprima clairement sa préférence à utiliser le terme arabe « Raïs » qui renvoie à « celui qui est à la tête de quelque chose ou d’un groupe – les gens de son époque dans ce cas bien précis – en y exerçant l’autorité » et qui équivaut au terme wolof « kilifa » à la place du mot « Sanga » comme le fait tout le monde d’habitude. Ce choix judicieux, il l’expliqua avec beaucoup de sagesse par le fait que le terme « Sanga » a été finalement corrompu par la tradition dans la mesure ou si jadis il était utilisé pour qualifier une personne parfaite avec des valeurs irréprochables, aujourd’hui il est utilisé à l’endroit de personnes qui ne le méritent pas du tout forcément, du fait de leur manque criard d’éducation et de discipline. D’ailleurs, parlant de Seydina Issa Rohoulahi as), le poète chantait :

Mat ngap Sanga Borom Jamono, yaa Seydi Rohoulay

Sanga dèès kay mat té niru ko

Il prit le temps de commenter ces vers en nous enseignant qu’être « Sanga n’a rien à voir avec la naissance ni avec le nom de famille, c’est plutôt un comportement, un ensemble de valeurs, une identité ». C’est pourquoi, se justifia-t-il vu que Seydina Limamou Lahi asws) n’est pareil à nul autre car étant parfait à tout point de vue, il préfère traduire l’expression par « Kilifak Jamono Ji » ou « le Maitre de ces temps ». À ce niveau, Imam Makhtar a visité l’ouvrage biographique du Cheikh Makhtar Lo intitulé « Bushral Muhibbîn wa tayhîz al-jâhilîn » pour rappeler à tous le comportement de Seydina Limamou Lahi qui étaye son statut de « Kilifak Jamono Ji ». À titre d’exemple, Seydina Limamou rendait toutes sortes de services à ses parents lébous en dépit du fait que ces derniers fussent hostiles à sa mission prophétique. Toutefois ce qui est constant, c’est qu’ils reconnaissaient tous qu’il était leur « Kilifa », tandis que lui n’a jamais été sous l’autorité de nul autre que Allah son Seigneur. Il cita aussi l’exemple du jour ou en 1887 plus précisément) après que Seydina Limamou Lahi s’est livré à ses concitoyens qui le recherchaient pour le conduire auprès des colons qui avaient pour dessein de l’exiler à « Wiir-Wiir », arriva l’heure de la prière de zohr. Les personnes qui le conduisaient auprès de l’autorité coloniale lui demandèrent de diriger la prière mais il déclina en leur rappelant que c’était eux ses maitres du moment vu qu’il était leur prisonnier. Il convient de préciser que la personne qui était sorti du lot pour présider la prière devant Seydina Limamou s’est vu mis en garde par la foule en chœur : « si tu fais le takbiratul ihram devant Limamou tu ne seras plus de ce monde » ; autrement dit, ils l’ont prévenu que s’il lève les mains au ciel accompagné de la formule Allahou Akbar pour présider la prière devant Seydina Limamou il en mourrait à coup sûr sans nul délai car personne ne l’avait encore réussi auparavant ni plus tard non plus, d’ailleurs. Cela montre que même s’ils n’acceptaient pas sa mission prophétique aussi, ils lui reconnaissaient quand même son rang d’élu de Dieu, lui qui était pourtant un illettré.

Imam Seydi Mouhamadou Makhtar cita par la suite des pratiques religieuses introduites par le saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) rejetées par des érudits de son époque et qui aujourd’hui ont naturellement adoptées par leurs descendants et fidèles à notre époque ; copiant, mieux, confirmant l’enseignement de Mame Limamou Lahi (asws). Parmi ces exemples, il cita la place réservée aux femmes dans les mosquée sur recommandation de Seydina Limamou Lahi. À l’époque personne ne lacceptait mais le temps lui a donné raison car tout le monde l’a copié en cela depuis belle lurette. Ensuite, le fait que Seydina Limamou Lahi permettent aux femmes de sa communauté de chanter les louanges du Seigneur à haute voix au même titre que les hommes et qu’ont rejeté plusieurs prétendus érudits. Aujourd’hui les concours internationaux de récitation du Coran organisé dans les pays musulmans les plus conservateurs (Arabie Saoudite, Qatar, Dubaii, etc. ) où hommes et femmes rivalisent d’ardeur ont fini de confirmé l’enseingnement du saint-maitre des Ahloulahi. Il convoqua un propos de l’imam Qutb Sha’râni (rta), cité par son ancien maître, le regretté Imam Mouhamadou Sakhir Gaye dans ses écrits :

L’Imam Al Mahdi sera rejeté par les « Muhallidatul ‘Ulamâ i » (ceux dont le savoir se limite à seulement ce que leurs savants ont enseigné) pour la simple raison qu’ils constatent que l’imam Al Mahdi (as) aura des différences de conceptions dans la pratique islamique avec leur savants auxquels ils s’affilient, se réfèrent. En fait, ces gens ne croyaient point qu’Allah pouvait créer quelqu’un de plus savant que leurs références en la matière.

Imam Seydi Makhtar ajouta que l’Imam Sha’râni en avait remis une couche en prédisant que : les pratiques enseignées par l’Imam Al Mahdi et qui entraînent l’opposition des ulémas, auraient été confirmées et appliquées par le Prophète Mouhamad lui-même (asws) notamment en rendant « haram » (interdit) ce que le Mahdi a rendu haram et en rendant légal ce qu’il aura rendu légal dans la pratique religieuse parce que un hadith avait déjà prédit que le Mahdi suivra les pas du prophète Mouhamad sans jamais en devier.

Il rappela que l’imam Sakhir avait confirmé cela dans ces vers :

Limaamu nee fa Yoneen tëboon summi dallam wa

Boroom moo ñëwaat sol « paire » ba toppaat sa tankam ba

Alors Imam Makhtar de conseiller aux fidèles de ne pas s’attarder à polémiquer avec ces pseudo-savants qui critiquent les pratiques de notre communauté.

 

Globalement, les discours étaient très riches en contenu et le niveau était largement au-dessus des attentes comme toujours. Nous prions Allah de protéger nos guides et nos savants et qu’Il leur accorde une longue vue dans la santé et la prospérité par la baraka de notre maître.

Nous pensons à ce jour a notre frère Mamadou Bara Laye qui a mis sa vie au service de la communauté Ahloulahi jusqu’à son dernier souffle. Quallah le fasse rencontrer Seydina Limamou Lahi dans les hautes sphères de Jannatu Nahiim. Puisse-t-il continuer à nous inspirer tous.

 

#UnePlumeAuServiceExclusifDuMAHDI

 

Par Chérif Alassane Lahi Diop « Sibt Sâhibou Zamâne »,

Analyste politique et économique,

Expert en Commerce et Management des Affaires Internationales,

Aspirant-disciple parmi les Ahloulahi

Déwénety à toutes et à tous s’il plait à Dieu.

Écrit par: soodaan3

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