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BAYE SEYDI THIAW LAHI SUR LES 364 HA OFFERTS A L'ETAT DU SENEGAL Baye Seydi Thiaw LAHI
Au cours de la commémoration du rappel à Dieu de Serigne Moussa Gueye Lahi, le samedi 16 mai 2026 à Thieurigne, le prédicateur du jour, Chérif Mame Mbaye Lahi ibn Baye Seydi Thiaw a lancé une interrogation qui, jusqu’à présent est restée sans réponse sérieuse.
En effet, au cours de son brillant exposé qui a séduit l’auditoire de tout bord, il en était arrivé, après avoir démontré comment le saint-maitre et ses disciples avaient combattu les démons et détruit les reliques du paganisme, à tenir des propos qui signifient en gros :
« 𝑷𝒐𝒖𝒓𝒒𝒖𝒐𝒊 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒐𝒏 𝒇𝒂𝒊𝒔𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒖 𝒅𝒉𝒊𝒌𝒓𝒖𝒍𝒍𝒂𝒉, 𝒍𝒆𝒔 𝒅é𝒎𝒐𝒏𝒔 𝒔’𝒆𝒏𝒇𝒖𝒚𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 à 𝒅𝒆𝒔 𝒌𝒊𝒍𝒐𝒎è𝒕𝒓𝒆𝒔 à 𝒍𝒂 𝒓𝒐𝒏𝒅𝒆 ? 𝒐𝒓 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊, 𝒊𝒍𝒔 𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆𝒏𝒕 𝒎ê𝒎𝒆 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒇𝒇é𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔, 𝒊𝒏𝒔𝒆𝒏𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖 𝒅𝒉𝒊𝒌𝒓 𝒂𝒖 𝒑𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒒𝒖’𝒊𝒍𝒔 𝒏𝒆 𝒇𝒖𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒏𝒐𝒔 𝒄𝒆𝒓𝒄𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒅𝒉𝒊𝒌𝒓 𝒆𝒏 𝒑𝒐𝒔𝒔é𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒕 𝒆𝒏 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒂𝒊𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒕𝒐𝒎𝒃𝒆𝒓 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒆. 𝑬𝒔𝒕-𝒄𝒆 𝒍𝒆 𝒅𝒉𝒊𝒌𝒓 𝒒𝒖𝒊 𝒂 𝒑𝒆𝒓𝒅𝒖 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒏 𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒄𝒆 ? 𝑬𝒏 𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕, 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒕𝒐𝒎𝒃𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒔 𝒍’𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒅𝒉𝒊𝒌𝒓 𝒆𝒕 𝒔𝒆 𝒍𝒆𝒗𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊𝒕ô𝒕 𝒅è𝒔 𝒒𝒖’𝒐𝒏 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒇𝒂𝒊𝒔𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒓 𝒖𝒏 𝒄𝒉𝒂𝒑𝒆𝒍𝒆𝒕. 𝑴𝒂𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒔 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒐𝒏 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒓 𝒖𝒏 𝒄𝒉𝒂𝒑𝒆𝒍𝒆𝒕 à 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒆, 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒏𝒆 𝒍𝒆 𝒔𝒐𝒓𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒕 é𝒕𝒂𝒕 ; 𝒂𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒎𝒂𝒏𝒅𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒃𝒐𝒊𝒔𝒔𝒐𝒏 𝑮𝒂𝒛𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒐𝒖 𝒅𝒖 𝒍𝒂𝒊𝒕 𝑩𝒓𝒊𝒅𝒆𝒍 𝒐𝒖 𝒖𝒏𝒆 𝒃𝒂𝒔𝒔𝒊𝒏𝒆 𝒓𝒆𝒎𝒑𝒍𝒊𝒆 𝒅’𝒆𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝒎𝒆𝒓 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒔𝒆 𝒄𝒂𝒍𝒎𝒆𝒓. 𝑳𝒆 𝒔𝒂𝒊𝒏𝒕-𝒎𝒂𝒊𝒕𝒓𝒆 𝑺𝒆𝒚𝒅𝒊𝒏𝒂 𝑳𝒊𝒎𝒂𝒎𝒐𝒖 𝒔’é𝒕𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒓𝒎é 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒖𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝒕𝒂𝒘𝒉𝒊𝒅 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒓𝒂𝒔𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒅𝒐𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒙𝒂𝒎𝒃. 𝑶𝒓, 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊 𝒐𝒏 𝒆𝒏 𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒓𝒓𝒊𝒗é à 𝒖𝒏 𝒑𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒐ù 𝒍’𝒂𝒓𝒎𝒆 𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒐𝒏𝒏é 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒔𝒂𝒅𝒆 (𝒍𝒆 𝒕𝒂𝒘𝒉𝒊𝒅) 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒍’𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒆𝒓 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒉𝒂𝒔𝒔𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒅é𝒎𝒐𝒏𝒔. 𝑨𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝒄𝒆 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒇𝒊𝒏𝒊𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕 (𝒎ê𝒎𝒆) 𝒑𝒂𝒓 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒄𝒉𝒂𝒔𝒔𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒆𝒓𝒄𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒅𝒉𝒊𝒌𝒓. 𝑨𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 ?»
Pour rappel, la pratique du dhikr (rappel, invocation) peut provoquer chez le sujet certains états spirituels appelés « hâl » qui se traduisent par des réactions corporelles (cris, pleurs, sourires, ou même des convulsions), voire la syncope. Dans la tradition soufie on dit que ces « ahwâl » (pluriel de hâl) sont dus au fait que le cœur a perdu l’habitude de recevoir autant de part de lumière divine. Ainsi, en recevant tout d’un coup tout un flot de cette lumière d’Allah qui submerge le cœur, le disciple finit par se noyer et par perdre le contrôle. Et c’est cela qui le conduit à cet état spirituel. A ce propos, l’Imam Mouhamadou Sakhir parlant des effets du dhikr écrivait dans son poème « Aaxiru Zamaan » :
𝒀𝒐𝒏𝒏𝒆𝒏 𝒏𝒆𝒆 𝒏𝒂 𝒘𝒂𝒂𝒋𝒊𝒚 𝒕𝒖𝒅𝒅 𝒀à𝒍𝒍 𝒂𝒌 𝒌𝒖 𝒅𝒖𝒍 𝒔𝒊𝒌𝒂𝒓 𝑴𝒊𝒔𝒂𝒂𝒍 𝒎𝒂𝒂𝒅𝒊 𝒌𝒖 𝒅𝒖𝒏𝒅𝒂𝒂𝒌 𝒌𝒖 𝒅𝒆𝒆 𝒔𝒆𝒆𝒚 𝒄𝒂 𝒃à𝒎𝒎𝒆𝒆𝒍 𝒃𝒂𝒂
𝑪𝒊 𝒔𝒊𝒌𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒙𝒐𝒍 𝒚𝒊𝒚 𝒅𝒖𝒏𝒅é 𝒎𝒐𝒐 𝒕𝒂𝒙 𝒌𝒖 𝒅𝒖𝒍 𝒔𝒊𝒌𝒂𝒓
𝑩𝒖 𝒚𝒂𝒈𝒈𝒆𝒆 𝒙𝒐𝒍𝒂𝒎 𝒘𝒐𝒘 𝒎𝒆𝒍𝒏𝒊 𝒂𝒘 𝒅𝒐𝒄 𝒄𝒂 𝒅𝒂𝒂𝒓𝒂𝒂𝒚 𝒃𝒂𝒂
Le dhikr purifie le cœur en le débarrassant de la rouille qui l’entoure et qui est formée à partir de la négligence, de l’égo, de la distraction, des passions, etc. Il le fait revivre ensuite et le rend plus réceptif au souvenir d’Allah. C’est en cela que celui qui ne pratique pas le dhikr (et qui donc oublie Allah) se retrouve avec un cœur mort, tel une pierre comme mentionné dans les précédents vers.
Le saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws), et ses prédécesseurs, ont de tout temps rappelé aux hommes le souvenir d’Allah qui est, d’ailleurs, le socle du pacte d’adoration scellé avec le Créateur Tout-Puissant. Et quel meilleur souvenir que celui de l’Unicité d’Allah exprimée à travers la parole « Lâ ilâha illâl-Lâh ». D’ailleurs, disait le prophète (asws), « La meilleure chose que nous ayons dite, les prophètes qui m’ont précédé et moi-même est « Lâ ilâha illâl-Lâh ! ». Il s’y ajoute que c’est armé de cette parole que le saint-maitre Seydina Limamou Lahi avait attaqué le culte des xamb pour les réduire à néant un à un.
L’Imam Mouhamadou Sakhir disait à ce propos, encore dans son poème « Aaxiru Zamaan » :
𝑵𝒈𝒂 𝒈𝒏ë𝒘 𝒀à𝒍𝒍𝒂 𝒋𝒐𝒙𝒍𝒂 𝒎𝒃𝒐𝒐𝒕 𝒎𝒂 𝒄𝒂 𝑳𝒂𝒂 𝒊𝒍𝒂𝒂𝒉𝒂 𝒊𝒍𝑳𝒂 𝒍𝒂𝒂𝒉𝒖 𝒏𝒈𝒂 𝒕𝒐𝒄𝒄 𝒎𝒃𝒐𝒐𝒍𝒆𝒆𝒎 𝒙ë𝒓ë𝒎 𝒚𝒂𝒂𝒌 𝒍𝒖 𝒇𝒂𝒚 𝒙𝒂𝒎𝒃𝒂𝒂
La force de cette formule consacrant l’unicité sans équivoque d’Allah réside dans le fait qu’une fois que Satan et les démons l’entendent, elle les brule. C’est pourquoi, dès qu’ils entendent cette parole, ils fuient à des kilomètres à la ronde et sans délai aucun. C’est pourquoi dans la communauté Ahloulahi, avant chaque prière canonique, Seydina Limamou Lahi (asws) recommande de passer un temps relativement important à chanter la formule du tawhiid pour, d’une part, débarrasser le cœur et l’esprit de toute pensée mondaine, de toute souillure lui faisant oublier son Seigneur, le Maitre de la Création et les remplir du souvenir d’Allah ensuite. Car disait-il « fa innahu yuzhibu bi sayyi at iwa yuksirul hassanâti » (le rappel du Souvenir de Dieu diminue les mauvaises actions et multiplie les bonnes).
D’autre part, cela fait fuir Satan et ses suppôts (les chayâtînal in-si wal djinn) au point qu’ils ne pourront plus perturber le fidèle durant la prière avec leur « waswas ». Cela lui permet, ainsi, de bien se concentrer en ne pensant qu’au Créateur ; ce qui l’aide à se rapprocher de Lui davantage. Le maitre Sidi Hamza Al Qaqiri Boutchich de la voie Qadriya Boutchichia (1922-2017) disait : « 𝑻𝒐𝒖𝒕 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒆𝒔𝒄𝒍𝒂𝒗𝒆 𝒅𝒆 𝒒𝒖𝒆𝒍𝒒𝒖𝒆 𝒄𝒉𝒐𝒔𝒆, 𝒔𝒂𝒖𝒇 𝒍𝒆𝒔 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕é𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕. 𝑰𝒏𝒗𝒐𝒒𝒖𝒆𝒛 𝑫𝒊𝒆𝒖 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒒𝒖𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒅𝒆𝒗𝒆𝒏𝒊𝒆𝒛 𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆𝒔 ». Seydina Limamou connaissant la force indiscutable de cette formule encore appelée « Kalimatu taqwâ » encourageait les fidèles à multiplier les assemblées où ils passent des heures à convoquer le souvenir d’Allah en chantant ensemble Son Unicité. Le but étant de purifier nos âmes de mortels imparfaits afin de nous libérer de toute passion mondaine et dans le même temps obtenir l’agrément d’Allah ainsi que Son Pardon. Il recommandait dans son premier sermon : « 𝑷𝒆𝒏𝒔𝒆𝒛 à 𝑫𝒊𝒆𝒖, à 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒏𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕𝒔, 𝒄𝒂𝒓 𝒄𝒆𝒔 𝒍𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒑𝒐𝒓𝒕𝒆𝒓𝒐𝒏𝒕 𝒕é𝒎𝒐𝒊𝒈𝒏𝒂𝒈𝒆 𝒆𝒏 𝒗𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒇𝒂𝒗𝒆𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑱𝒐𝒖𝒓 𝒅𝒖 𝑱𝒖𝒈𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝑫𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 ».
Par ailleurs, dans la Communauté Ahloulahi, quand il arrivait qu’une personne entre en transe ou tombe en syncope après avoir reçu une grosse charge de lumière du « Lâ ilâha illâl-Lâh » comme c’est le cas souvent au cours des assemblées où l’on se rappelle de Dieu en l’invoquant (dhikrullah), on demandait au Khalif ou à quelque autre disciple pieux présent de formuler une prière sur son chapelet et de le donner. Ainsi, dès qu’on posait ledit chapelet sur le nez de la personne, elle revenait à elle automatiquement et pouvait continuer à chanter la formule du tawhiid avec le reste du groupe. Cela a été noté à plusieurs reprises en notre présence. La règle générale était que tout chapelet utilisé pendant le wird et le tassab Layènes (ensemble de litanies que reçoit le disciple de son maitre et qui lui donne l’ « izn » ou autorisation de les pratiquer, lorsqu’il s’engage dans la voie soufie) permettait de réveiller toute personne tombée en syncope ou entrée en transe à cause du démon qui le possède.
Il suffisait juste, alors, de réciter dessus la sourate Al Fatiha une fois avant de le poser sur le visage de la personne. Or, Chérif Mame Mbaye de souligner que de nos jours quand une personne tombe en syncope ou entre en transe au cours de ces assemblées de dhikrullah, on a beau lui appliquer le chapelet sur le visage, mais ça ne change rien à la situation. La personne reste toujours dans son état et parfois même en poussant des cris stridents et parfois même en réclamant de la boisson sucrée (Coca le plus souvent) ou de l’eau de mer. Ce qui indique que c’est le démon qui le possède qui, en réalité, s’exprime à travers sa personne en réclamant cela. Ce qui justifie ce propos par exemple, c’est que la personne en transe peut à elle seule ingurgiter une bassine remplie d’eau de mer très salée ; ce qui est impossible pour un humain normal. Et nous avons tous été témoins de ce fait à plusieurs reprises.
Chérif Mame Mbaye de demander alors ce qui avait changé au point que nos chapelets ne parviennent plus à libérer les personnes de nos jours. Est-ce parce que la pureté demandée n’est plus respectée ? ou est-ce tout simplement qu’on a dilué la formule ? ou encore est-ce parce que nous ne sommes plus sincères en prononçant cette formule au point qu’on a perdu son essence ? voilà toutes sortes de questionnements qui devraient nous interpeler tous et qui méritent qu’on s’y attarde pour tenter d’en trouver une réponse adéquate afin d’en tirer profit.
Seydina Limamou soignait toute personne possédée par les démons. Serigne Makhtar Lo le confirme, d’ailleurs, dans la biographie du saint-maitre en avançant qu’il lui suffisait alors « de lui poser sa sainte main sur la tête pour qu’aussitôt sorte d’elle le démon qui l’habitait ; on entendait alors une voix déclarer en s’éloignant : « Je suis untel, un s…, ou encore je m’appelle Ngôr » ». Serigne Makhtar rajoute à ce propos « Même les premiers disciples de Limamou avaient le don de soigner des malades de ce genre ; de par l’invocation des noms de Dieu, ils expulsaient les démons et guérissaient les malades. Les malades qui refusaient d’aller vers Limamou et ses disciples conservaient durant toute leur vie leur démon ».
Pour en revenir à la question du fils de Baye Seydi Thiaw, Baye Seydi Sarr, leur cousin, avait répondu en les taquinant lui et ses autres cousins présents : « c’est parce que vous utilisez (maintenant) vos chapelets pour invoquer des noms de djinns ». Cela avait provoqué l’hilarité générale. Mais pour ma part, je pense que cela est plutôt dû tout simplement au fait que d’une part les gens négligent la pratique du wird et du tassab qui ne sont font plus tel que l’avait instaurée le saint-maitre (asws) au point que les chapelets ne sont plus « branchés » à la lumière du tawhiid. Et d’autre part parce que la formule de l’unicité est remplacée par des chants à la gloire des Khalifs et de toute autre personnalité éminente de notre communauté en oubliant par la même occasion la vocation première de telles assemblées à savoir invoquer Allah (swt).
Eh bien, Oui ! force est de reconnaitre que de nos jours on clame moins la louange d’Allah et chante moins Ses attributs uniques dans nos cercles de dhikr contrairement à la tradition Ahloulahi. Par ce fait, il est tout à fait normal que nous perdions progressivement l’essence du dhikr et la puissance reçue du Tout-Puissant pour lutter contre Iblis et ses lieutenants humains comme djinns. En définitive, il apparait clair qu’il est temps d’opérer un retour à l’orthodoxie ahloulahiène afin de préserver l’héritage du saint-maitre (asws).
Wassalâmun anlâ manit-tabi’ul Hudâ.
Ja’alanâl-Lâhu minal-lezîna yastami’ûnal khawlu fa yattabi’ûna akhsanâ.
amine.
Écrit par: soodaan3
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