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TRIBUNE DU VENDREDI N°180 : Et si le futur hôpital des Parcelles Assainies portait le nom du 3e Khalif des Ahloulahi ?

today23 octobre 2026 2

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« Les Parcelles Assainies de Dakar, un don de la communauté Ahloulahi à l’État du Sénégal »

Les années 70 furent marquées par une grande sécheresse qui a frappé de plein fouet le monde rural au Sénégal. A cela s’est ajouté le choc pétrolier et ses conséquences sur les pays du Tiers-Monde. Cela s’est traduit par un exode rural massif vers la capitale Dakar à la recherche de meilleures conditions de vie. L’État sénégalais dut faire face à un problème d’espace pour loger ce flux migratoire.

C’est ainsi que les autorités sénégalaises ont initié un programme de construction de logements à Dakar. Toutefois, le site le plus propice pour recevoir un projet d’une telle envergure se trouvait sur une propriété appartenant à la communauté Ahloulahi, située à quelques encablures du village de Cambérène.

Le président Senghor a dû se déplacer lui-même pour rencontrer le Khalif de la Communauté Ahloulahi de l’époque à savoir El Hadji Seydina Issa Lahi communément appelé Baye Seydi Thiaw Lahi. Le président Senghor rencontra le saint homme et lui exposa ce problème d’intérêt national précisant que l’État venait de bénéficier d’un financement de la Banque Mondiale pour la construction de logements sociaux (subventionnés) afin de loger l’excès de migrant présents à Dakar.

Le premier président de la République proposa alors au Khalif des Ahloulahi de céder à l’État ledit site sur la base d’un échange en nature et/ou en espèces. Après avoir écouté cette proposition du Président Senghor, Baye Seydi Thiaw Lahi avait pris le soin de lui rappeler une prédiction bien connue en milieu Layène, formulée par son aïeul dans la nuit du 10 au 11 en septembre 1887. Ce fut au moment où, le fondateur de la communauté Ahloulahi était sur le chemin de l’exil vers Malika sur ordre du Seigneur.

L’on raconte qu’une fois arrivé sur le même site qui était l’objet de la visite du président Senghor auprès du troisième Khalif, Seydina Limamou Lahi (asws) avait interrogé ses compagnons de voyage en ces termes : « Entendez-vous tout ce vacarme provenant des habitants de ces lieux ? ». Et ses compagnons, tous interloqués face à une telle question, lui avaient répondu à l’unanimité par la négative. Ce qui était tout à fait normal dans la mesure où ils étaient en pleine brousse et ne voyaient rien autour d’eux à part des arbres. Le Saint-Maître avait alors dit : « Halaas Laay ! Yeena gatt ab gis-gis ! » (Votre vision est vraiment limitée !).

En effet, Allah avait enlevé les voiles et à la faveur d’un voyage dans le temps, le Saint-Maître des Ahloulahi pouvait voir l’avenir et observer les gens de cette époque vivant sur le site où il se trouvait avec ses compagnons d’exil. C’est pourquoi, il éclaira leur lanterne en ces termes : « Plus tard une grande cité sera érigée en ce lieu. Des personnes venues de partout et même de nationalités différentes habiteront sur ce site » avait-il ajouté.

Le troisième Khalif avait aussi, au cours de l’échange informé le président Senghor qu’au tout début de sa mission (1883-1884), Seydina Limamou Lahi Al mahdi avait recommandé ceci aux fidèles : « Yaatal leen sakket yi (ndax) gan yaa ngi gnëw ! ». En d’autres termes le fondateur de la communauté Ahloulahi invitait ses fidèles disciples et sa propre famille, à travers cette célèbre déclaration, à se préparer, à l’avenir, à la venue et à l’installation, fruit d’un exode rural massif, de foules qui allaient rejoindre sa terre natale de Ndakaarou.

Il leur recommanda alors de leur laisser de la place et de les aider à s’installer afin de faciliter la cohabitation avec ces masses de personnes qui, depuis les autres contrées du pays et d’au-delà, allaient déferler sur la Presqu’ile du Cap-Vert (la région de Dakar) pour deux choses. L’une étant : venir répondre à son Appel lancé aux hommes et aux djinns afin de réserver un culte pur exempt de shirk au Créateur. L’autre raison, bien évidemment sera : venir pour tirer profit des innombrables richesses et faveurs (emplois, soins, opportunités, enseignement, affaires, etc.) qu’Allah avait bien voulu répandre sur cette future capitale du pays du fait de la présence sur cette terre hospitalière du maitre de la Fin des Temps, lui Seydina Limamou Lahi Al Mahdi (asws).

A l’époque, Saint-Louis était déjà la capitale de l’AOF et toutes les activités administratives et économiques y étaient concentrées. Mais le Saint-Maître annonçait que du fait de sa présence à Dakar, Allah rendrait cette ville secondaire plus attractive et en ferait même la capitale du pays avec tout ce que cela implique comme avantages.

Seydina Limamou Lahi avait encore ajouté en d’autres circonstances que les villages de Cambérène et Yoff seraient rattachés. A l’époque personne ne pouvait comprendre comment cela serait-il possible dans la mesure où au moins 4 km de forêt dense séparaient les deux villages. C’est seulement quand les Parcelles Assainies furent construites et qu’autour d’elles d’autres cités (Diamalaye, Nord Foire, Apecsy, etc.) furent érigées et habitées entre Yoff et Cambérène, que les gens ont commencé à comprendre la matérialisation et le sens des propos de Seydina Limamou Lahi (asws).

C’est en considération de toutes ces prédictions de Seydina Limamou Lahi que son troisième Khalif, Baye Seydi Thiaw Lahi après avoir écouté le président Senghor, accepta de céder le site d’une superficie de 364 hectares à l’État du Sénégal et ne réclama aucun centime ni aucune faveur en contrepartie. Une chose inouïe dont la portée résonne encore à travers le temps. Jamais aucune personne n’avait et n’a encore rendu un service aussi important à l’État sénégalais au cours de l’histoire : offrir autant de terre à l’État et qui plus est en pleine capitale.

Ma grand-mère Adji Mame Coumba (épouse du Khalif) rapporte qu’après le départ du président Senghor, elle était allée retrouver le Khalif pour s’enquérir de la situation. « Quel était l’objet de la visite de Senghor ? » lui avait-elle demandé. Après que le Khalif l’en informa, elle soutient lui avoir dit « Baa laac ngako ay milyoon yu bari ? » (J’espère que tu lui as réclamé des millions en échange ?). Ce à quoi, Baye Seydi Thiaw avait répondu : « Ndooy Fay su sama Maam waxee na nu yaatal saket yi ndax gan yi wara gnëw, kuma fekk may jaay suuf lum may wax ? » (Ndoye Faye que dirait-on si, après que mon grand-père nous a demandé de faire de la place et d’accueillir les « invités » à la suite de son Appel, je me permettais de vendre des parcelles de terre ?). Il ajouta encore « May naa Etat bi 364 hectaar yi mu soxla té laajuma ma ko bu rëy, laaju ma ko fuma dëkk maak samak njaboot ! ». (J’ai offert à l’État les 364 ha qu’il demandait sans réclamer aucun centime en retour ni un seul mètre carré où vivre avec ma famille).

Cet acte de générosité sans commune mesure, Baye Seydi Thiaw avait tenu à le révéler aux fidèles et devant un parterre d’officiels représentant le Président de la République à l’occasion de la célébration de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (asws). Nous en gardons les images vidéos de la déclaration.

C’est ainsi, que les vingt-six (26) unités des Parcelles Assainies furent construites à Dakar. Il convient de souligner que 26, c’est aussi le nombre d’année que dura la mission de Seydina Limamou Lahi (asws). Pourtant, l’État n’a montré, à ce jour, aucun signe de reconnaissance envers ce généreux donateur que fut le troisième Khalif dans la mesure où aucune école, aucune rue, ni aucun bâtiment public des Parcelles Assainies n’a été baptisé à son nom. Ce n’est que sous le magistère du maire Moussa Sy qu’un petit geste a pu être fait. Et ce ne fut qu’après que Chérif Ibrahima Thiaw Lahi dit « Iba Faye Thiaw » Khalilou Lahi fils du quatrième Khalif Seydina Mame Alassane a constitué une délégation (dont moi-même je faisais partie) pour aller rencontrer Moussa Sy afin de l’inviter à réparer ce manque de gratitude de ceux qui l’avaient précédé. Moussa Sy après avoir magnifié la démarche, avait précisé n’avoir pas été au courant d’un tel geste et avait tenu à tenter de réparer cette grosse erreur administrative. Et c’est ainsi que quelques mois après notre rencontre il avait mobilisé le conseil municipal des Parcelles Assainies pour qu’une artère de la commune fût enfin rebaptisé au nom du Khalif – Maitre de son Temps.

Aujourd’hui, le projet de construction d’un hôpital de niveau 3 financé par la ville de Dakar à hauteur de 16 milliards (15,6 milliards) dans la commune des Parcelles Assainies, et dont la pose de la première pierre a été présidée par Monsieur le Maire Abasse Fall le samedi 17 octobre 2026, est une occasion exceptionnelle pour réparer cet oubli, ce manque de gratitude des autorités sénégalaises passées en baptisant cette infrastructure hospitalière au nom du troisième Khalif El Hadji Seydina Issa Lahi communément appelé Baye Seydi Thiaw. D’autant plus que nous sommes à une époque où l’idéologie qui régente les affaires de ce pays s’articule autour de la triptyque « Jub-Jubal-Jubanti » et dont le troisième terme renvoi au redressement des torts / réparation des erreurs (Jubanti).

C’est pourquoi nous invitons le brave maire de Dakar, Monsieur Abasse Fall, dont les efforts pour le rayonnement de la ville de Dakar sont connus de tous, à saisir cette occasion pour marquer l’histoire, en baptisant cet hôpital au nom de Baye Seydi Thiaw Lahi, troisième Khalif de Seydina Limamou Lahi (asws). Je suis sûr que les autorités de la communauté Ahloulahi notamment le Khalif, son éminence Seydi Mouhamadou Lamine Lahi, défenseur des intérêts de la communauté Ahloulahi, son cabinet, le Groupement Central et leur démembrement feront le nécessaire auprès des autorités compétentes.

Nous remercions Serigne Mor Sarr Lahi fils de Baye Mbaye Sarr Lahi qui, depuis les USA m’a instruit (dimanche 18 octobre 2026) pour saisir l’occasion d’en parler. Je salue aussi le geste de Rane Laye (fils de mon grand-père feu Assane Sall de Yeumbeul) qui a été le premier à aborder la question à travers les réseaux sociaux et à sensibiliser le maximum de cibles, suivi par notre frère Bollé Laye Ndir . Je ne saurai clôturer ce propos sans souligner les efforts de notre frère Cherif Al Ousseynou Lahi qui n’a ménagé aucun effort pour saisir les Maires Abasse Sall et Diamil Sané des Parcelles Assainies.

Qu’ALLAH agréé tous nos efforts et fasse que notre vœu commun, celui de voir cet hôpital porter le prénom du troisième Khalif, se réalise par la grâce de notre maitre « Yakaari Jaam Gni » Seydina Limamou Lahi Al Moukhtar wa Seydil Anlamina.

Par Chérif Alassane Lahi Diop « Sibt Sâhibou Zamâne »,
Analyste politique et économique,
Expert en Commerce et Management des Affaires Internationales,
Secrétaire Général de Vision 129.

Écrit par: soodaan3

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