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LE 07 SEPTEMBRE 1887 : La défaite suivie de la fuite des français face à Seydina Limamou Lahi (psl)

today7 septembre 2023 185

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Défaite suivie de fuite de l’armée coloniale

Le 7 septembre est l’anniversaire du jour durant lequel l’Imam Al-Mahdi a administré une leçon mémorable aux spahis de l’armée coloniale et à son commandant. Retour sur les faits relatés par Cheikh Makhtar Lo dans son livre «Busrâ al-muhibbîn wa tayqîz al-jâhilîn» « Joie des amis et réveil des égarés ».

Ainsi, le 7 septembre 1887, dépêchèrent-ils le commissaire de police Huguenin accompagné de 10 spahis qui se dirigèrent à Yoff pour procéder à son arrestation.

Ils se dirigèrent d’abord à son lieu de prière isolé au bord de la mer (lieu saint de Diamalahi, là où se trouve actuellement son mausolée) pour le surprendre, mais ne l’y trouvèrent pas. Ils décidèrent alors d’aller le cueillir directement chez lui. En chemin, ils croisèrent les disciples layènes rassemblés devant la mosquée en déclamant la formule de l’unicité « lâ ilâha illâ Allah » avant de pouvoir accomplir la prière de zohr (tisbar) comme enseigné par le Saint Maitre.

Le Commissaire et ses compagnons arrivèrent et demandèrent aux fidèles groupés devant la mosquée : Où est Limamou? On leur répondit qu’il était dans la maison. Lorsque le Commissaire et ses subalternes entrèrent dans la maison, tous les habitants de Yoff, sortis de leurs demeures, devinrent des spectateurs curieux de savoir comment allait se terminer la rencontre de Limamou Lahi (psl) et les Français.

Ceux-ci étaient armés de sabres et d’autres armes, tandis que Limamou(psl) n’avait rien d’autre que sa sereine confiance en Dieu. C’est pourquoi, quand ils arrivèrent chez lui, ils le trouvèrent seul sans arme, ni garde du corps. Les voisins Yoffois qui étaient hostiles au Saint Maitre étaient sortis de leurs maisons pour voir comment les blancs l’arrêteraient.

Le Commissaire, armé d’un sabre et d’un pistolet, déclencha les hostilités en coupant la palissade de la maison et en tentant de brûler l’une des cases du Saint Maitre. Seydina Limamou y posa sa main et le feu s’éteignit automatiquement. Puis, il déclara à son agresseur :«Cette case ne brûlera guère». Pris de colère, il dégaina alors son pistolet. Seydina Limamou lui indiqua son oreille en lui proposant : «Tire ici. C’est plus rapide pour tuer un homme». Il s’exécuta en tirant à plusieurs reprises mais le pistolet ne marcha pas. Il prit alors ses menottes pour l’arrêter. Le Saint Maitre lui tendit ses mains, mais quand il ferma les menottes, Seydina Limamou Lahi(psl) prononça la formule «Lâ illâha illâ Allah» et celles ci tombèrent par terre. Après plusieurs autres vaines tentatives, le Commissaire se rua violemment sur Seydina Limamou Lahi qui le souleva d’un seul coup et le terrassa par terre et il s’évanouit. Limamou le souleva en lui disant: « Lève-toi ennemi de Dieu, tu ne mourras pas sur cette terre de Dieu». L’infortuné courut rejoindre sa monture pour battre en retraite et quitta Yoff avec des cris de douleurs.

Une fois devant ses supérieurs, il leur révéla que Seydina Limamou n’était pas un homme ordinaire. Inquiètes, les autorités françaises sous l’impulsion
de Cleret et l’autorisation du gouverneur intérimaire Quintrie décidèrent de lever une armée contre lui. Ils en informèrent le Serigne Ndakaru de l’époque du nom de Dial Diop II communément appelé Dialy Beukeu. Il leur informa que Limamou était son neveu et les pria de lui laisser le temps de faire la médiation entre eux et lui.

Il était un oncle paternel de Limamou. Il affirma aux Français que ce qu’on raconte sur Limamou n’est que calomnie et leur demanda de ne pas se rendre à Yoff avec leur armée et que lui-même se rendrait auprès de son neveu pour l’inviter à venir de lui-même à Dakar…..

 

Écrit par: soodaan3

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