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EXTRAIT DE “LIMAMOU, SOURCE DU SAVOIR ABSOLU ET RELATIF ?”

today5 mars 2023 123 5

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I Baa – kaa – nuun

Dans la cosmogonie égyptienne, le baa correspond à la physique, le kaa à la métaphysique et le nuun à l’eau source de vie. Le Baa qui est représenté par un pied renvoie à la terre, le kaa représenté par deux mains tendues vers le ciel représente le ciel. Le nuun renvoie à l’océan primitif de couleur noire d’où surgit toute la création.

« Nous comprenons pourquoi à la croix ansée, sont associés le son « N » traduit par un signe hiéroglyphique figurant les vagues à la surface de l’eau provenant du Noun (Nwn), le fleuve primordial d’où surgit la vie sous toutes ses formes ».

Ainsi, le niil fut considéré comme une matérialisation de ce cette eau primordiale. D’ailleurs, les hiéroglyphes étant une écriture consonantique, la lecture de NL peut se lire ñuul ou lieu de niil. C’est la raison pour laquelle un savant comme Cheikh Anta Diop lit ñuul au lieu de NIIL. En effet, ñuul signifie noir en langue wolof, une langue subsaharienne, par ailleurs, est une version moderne de la langue égyptienne.

Aussi faudrait-il préciser que dans cette langue, n et ñ se substituent dans le parler. Ñ n’est qu’une variante de N. Toutefois, une nuance est à préciser car le n renvoie au groupe dans lequel le locuteur fait partie alors que le n renvoie à un groupe dans lequel le locuteur s’exclue. Par exemple nun signifie nous et ñoom signifie eux. Dans l’expression populaire, on ne fait plus la différence mais le terme ñun semble être une faute et noom ne se dit pas. donc nu renferme le locuteur et ñu l’exclu.

Tout cela veut dire que le NUN en wolof signifie exactement NOUS. De ce fait, par cette désignation, les Noirs égyptiens faisaient référence aux créatures en général, mais aux hommes et rabs (jinns) en particulier. D’après cette conception, NOUS étions les constituants de cette grande eau primordiale. Ainsi, le Niil devient notre mère nourricière qui nous ressource continuellement à travers l’agriculture, l’eau qu’on y boit, la pêche qu’on y fait, etc.

Dès lors, on se rend compte que la théorie de Darwin ne s’établit pas ex nihilo et ne sort pas du néant. C’est une croyance qui a toujours existé et à laquelle il a essayé de donner des relents modernes. D’ailleurs, le Coran, en évoquant la genèse des créatures, adopte le même principe même s’il se démarque au niveau du procédé soutenu par Darwin. En effet, selon Ibn Hibban, Innallaaha qalaqa kulla chay in minal maa i_ Certes Dieu a créé toute chose à partir de l’eau.
« Ceux qui ont mécru n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite, Nous les avons séparé et tiré toute matière vivante de l’eau (…wa ja’alnaa minal maa i kulla chay in hayyin… »

La création du corps d’Adam renseigne une composition d’eau et de sable, l’argile pouvant être considéré comme un type de sable « halaqal insaana min salsaalin kal faqaar_ Il a créé l’homme à partir d’une argile raisonnante » . Cette assimilation de la création humaine à la poterie sous-entend la présence d’argile et d’eau.

Dans un registre analogue, la biologie humaine révèle que le corps est composé de 75% d’eau pour le nourrisson, 60% pour l’adulte et 50% pour le senior. La première remarque est que les tranches d’âge qui ont une plus grande portion d’eau sont celles qui ont une plus grande capacité de cicatrisation, de régénérescence. En médecine, beaucoup de blessures des nourrissons s’auto-guérissent. D’ailleurs, cela peut être l’une des raisons pour lesquelles Seydina Limamou Lahi (psl) recommande de circoncire les nourrissons. Ces derniers auront rarement des problèmes de cicatrisation ou d’infection. C’est un indice qui montre que les égyptiens avaient raison de penser que l’eau est source primordiale de la vie.

Dans la phytologie, en particulier la biologie végétale révèle que la teneur en eau des plantes varie entre 80 et 95%. Cela se comprend si on sait que les fleurs que vous avez chez vous n’ont besoin que d’un sol pour s’enraciner et beaucoup d’eau pour vivre. Certaines plantes peuvent même vivre sans s’enraciner au sol.

C’est le cas des plantes dits épiphytes et de certaines fougères. On peut en citer les coléus et les pothos. Toutefois, la nécessité de mettre de l’engrais montre la nécessité d’éléments issus du sol, à savoir des minéraux. Le Nuun, cette grande eau primordiale suit la même logique car sous l’eau se trouve du sable et ce sable fournit des minéraux à l’eau, ce qui permet la vie.

Avant d’avancer plus loin dans cet ouvrage, il est important de préciser qu’il ne s’agit pas de démontrer que le coran et d’autres livres dit révélés ont plagié des cosmogonies de civilisations antérieures. Au contraire, ce qu’il ne faudrait pas perdre de vue et que l’islam fut antérieure à toutes ces civilisations et que le premier homme sur terre est un prophète, ADAM. De ce fait, toutes les cosmogonie fussent-elles païennes, sont inspirés de sa révélation. Si on sait qu’il fut l’élève direct du Seigneur, on comprend pourquoi toutes les théories de genèse du monde ou de création semblent être des plagiats les unes sur les autres. L’islam de Muhammad n’est que le parachèvement d’un processus commencé depuis Adam et beaucoup de choses sont restés intacts.
« Et Il apprit à Adam tous les noms (la science) »

L’eau en tant que source de la vie explique que lorsque des scientifiques du 21ième siècle se sont penchés sur la question de la mémoire de la matière, celle de l’eau s’est mise en exergue. Ainsi, la mémoire de l’eau a pris le dessus sur les autres questions dans les études de jacques Benveniste et de Luc Montagnier. Coïncidence peut être, le miracle de l’eau de Seydina Limamou Lahi (psl) s’est mise en exergue au détriment des autres. Il s’agit de l’ordre qu’il a donné à l’Océan atlantique de reculer.

Le ka égyptien renvoie à ce qui est en haut, (kaw). Il est symbolisé par deux bras orientés vers le haut comme le geste que l’on fait avec la takbirul ikhram pour débuter une prière musulmane. Est-ce une connexion vers le haut qui est recherchée ? Dieu est-il en haut ?

Chacune des trois lettres du bakan renvoie à un nom de Seydina Limamou Lahi (psl). Le baa correspond au nom Baay, le kaa ou nom …………

extrait Limamou, source du savoir absolu et relatif?
Ibrahima Abou SAMB
BIENTOT

Écrit par: soodaan3

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