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BAYE SEYDI THIAW LAHI SUR LES 364 HA OFFERTS A L'ETAT DU SENEGAL Baye Seydi Thiaw LAHI
En 1984, l’Ayatollah Rouhollah Moussavi Khomeini (rta) avait envoyé une invitation à toutes les familles religieuses du pays pour les convier à assister aux festivités de la célébration de l’Anniversaire de la Révolution Iranienne. Après avoir transmis les invitations aux différentes familles religieuses du pays, les autorités sénégalaises ne manquèrent pas de leur montrer leurs réticences à les voir effectuer le voyage en Iran au regard du contexte qui prévalait à l’époque. En effet, ce fut dans un contexte de guerre Iran-Irak.
El Hadji Seydina Issa Lahi communément appelé Baye Seydi Thiaw Lahi « Sangoup Jamono » (troisième Khalif de Seydina Limamou Lahi Al Mahdi d’alors) avait décidé de répondre à l’invitation du Guide de la Révolution en choisissant d’envoyer son jeune frère, l’imam Ratib Seydi Mouhamadou Bachir Lahi fils de Seydina Ababacar Lahi et le professeur Assane Sylla pour le représenter. Et il en informa le Président Abdou Diouf. À l’époque Seydi Mouhamadou Bachir n’avait que vingt-neuf ans. Mais le Khalif plaçait beaucoup d’espoir en son si jeune frère. D’ailleurs, quelques années plus tôt ne l’avait-il pas nommé imam ratib de la grande mosquée de Yoff Layène à l’âge de 26 ans devant la surprise générale ? Pierre Corneille disait dans Le Cid : « aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années ». Pour rappel, Seydi Mouhamadou Bachir était le plus âgés des fils encore vivants de celui que les gens de son époque appelaient « Bâbul ‘Ulûm » à savoir Seydina Ababacar Lahi ibn Seydina Limamou Lahi (asws). Parlant de ce fils du saint-maitre et de la légende créée autour de lui eu égard à l’immensité de son savoir, l’Imam El Hadj Mouhamadou Sakhir rapportait dans l’ode qu’il composa en 1966 à la suite de son rappel à Dieu :
(Il fut à coup sûr un océan bouillonnant d’érudition que ce soit dans les domaines du savoir apparent comme ésotérique).
(Ainsi de la jurisprudence en passant par les lettres arabes, la grammaire [arabe], la chronique, la poésie, la biographie, la science du hadith et l’exégèse du Coran)
(Quand il traitait de ces domaines de la science religieuse, on pouvait s’émouvoir facilement face à la beauté de son savoir)
(C’est [son père le saint-maitre] Seydina Limamoul Mahdi qui lui avait inspiré spirituellement tout son savoir, il avait puisé à profusion dans l’Océan de la Sagesse au point que son seau ne pouvait en recevoir davantage).
Il convient de préciser qu’au crépuscule de sa vie en 1966, sentant son heure proche, Seydina Ababacar Lahi dont la rapidité d’accomplissement de ses prières lui avaient trainé une réputation qui dépassait nos frontières (atteignant la Guinée, la Mauritanie voire la Côte d’Ivoire, etc. selon l’imam Sakhir) avait désigné Baye Seydi Thiaw (fils de son grand frère Seydina Mandione Lahi) pour être son héritier spirituel. «S’il arrive que vous ne me voyez plus de ce monde, que toute personne qui aura besoin de moi (de mes prières) aille voir Seydi Thiaw fils de Seydina Mandione » avait-il dit pour officialiser son choix comme l’a plusieurs fois rappelé l’actuel Khalif Seydi Mouhamadou Lamine Ibn Seydina Ababacar Lahi à l’occasion des différentes commémorations du rappel à Dieu du troisième Khalif qu’il a animées. À partir de là, on pourra comprendre que Baye Seydi Thiaw a voulu faire pour son jeune frère Seydi Mouhamadou Bachir ce que le père de celui-ci avait fait pour lui en renvoyant l’ascenseur.
Seydi Mouhamadou Bachir méritait pleinement ce choix dans la mesure où il avait été bien préparé et il s’était engagé toute sa vie dans la quête du savoir. Il était d’ailleurs très à l’aise pour s’exprimer aussi bien en arabe qu’en français et en anglais. C’est pourquoi il constituait un atout majeur pour la réussite d’une telle mission en Iran. Concernant le professeur Assane Sylla, il était à la fois Docteur d’État es Lettres, philosophe, écrivain, poète, spécialiste en psychologie et psychopédagogie, chercheur, etc. Un savant pluridisciplinaire qui fut le premier à traduire le Coran en Wolof. C’est vous dire que le duo choisit par Baye Seydi Thiaw formait la crème de la crème.
Toutefois, au lendemain du départ pour l’Iran de la délégation du Khalif des Ahloulahi, une dépêche venue très tôt du Palais de la République demandait à Baye Seydi Thiaw de n’envoyer finalement aucune délégation en Iran car vu le contexte le Sénégal avait décidé de garder une posture de neutralité diplomatique. A l’époque, les blocs de l’Est et de l’Ouest (URSS et USA ainsi que leurs alliés que ce soit officiellement pour l’une ou officieusement pour l’autre) soutenaient l’Irak de Saddam Hussein pour endiguer l’idéologie révolutionnaire de l’Ayatollah Khomeini. Baye Seydi Thiaw qui n’était pas dans ces considérations politiciennes avait répondu au président Abdou Diouf qu’il avait déjà envoyé sa délégation la veille. C’est ainsi que la communauté Ahloulahi fut la seule communauté du pays à avoir pris part aux festivités de la célébration de révolution iranienne. Au cours de leur séjour, il se passa beaucoup de choses en terre iranienne…
L’Imam Mouhamadou Bachir a raconté plus tard à son frère cadet (l’actuel Khalif) Seydi Mouhamadou Lamine que dès leur arrivée, ils furent accueillis avec les honneurs. D’ailleurs, on leur avait même fait porter un turban noir sur lequel figurait l’inscription en blanc suivant : « Ahlan wa Sahlan yâ Imam Al Mahdi » ; ce qui signifie « Bienvenue, ô Imam Al Mahdi ». A ce niveau, nous rappelons que l’imam Bachir était le petit-fils du même Seydina Limamou Lahi qui avait déclaré dès 1884 être « l’Imam Al Mahdi » qu’aussi bien les Ahlou Sunna que les Ahlou Chi’ah attendaient et qui devaient apparaitre à la Fin des Temps. Il convient aussi de préciser que le port du turban noir dans la doctrine chiite est exclusivement réservé aux descendants du prophète Seydina Mohammed (asws) ; tandis que le turban blanc est réservé aux érudits. Dans la communauté Ahloulahi par contre, le guide suprême à savoir le Khalif porte en même temps deux turbans : un de couleur noire posée sur un en blanc. Dans la croyance Ahloulahi toujours, le turban blanc symbolise la première mission du prophète Mouhamad (asws) en Arabie dans un peuple caractérisé par la peau claire ; tandis que le noir renvoie à la seconde mission du saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) auprès du peuple noir. C’est pourquoi le fait qu’un turban en noir (réservé aux descendants du Messager d’Allah) sur lequel était inscrite une formule de bienvenue adressée à l’imam tant attendue soit offert aux émissaires du troisième Khalif de Seydina Limamou Lahi (asws) par un peuple qui depuis plus de mille ans attend toujours l’apparition de l’Imam Al Mahdi ne pouvait en aucun cas être gratuit ! « Seul Dieu est Connaisseur de l’Insondable ! ». Quoi qu’il en soit, Baye Seydi Thiaw qui était laissé au Sénégal, avait opéré un grand miracle. En effet, ils leur est apparu en Iran sous une peau claire au point qu’on aurait dit qu’il était un perse.
Aujourd’hui, le décès du second Guide Suprême l’Ayatollah Ali Khamanei a sonné la conscience de tout véritable croyant. Il incarnait l’espoir pour plusieurs millions de musulmans toutes sensibilités réunies (chiites comme sunnites) en tant que leader fort, influent capable de défendre les intérêts de la religion islamique face à l’hégémonie grandissante des suppôts de Satan et ennemis de l’Islam (l’entité sionistes et ses « amis », principalement les Usa).
Entre 1989, où il succéda au Gardien de la Révolution Ayatollah Khomeini et 2026 où il s’est éteint, il a su faire de la République islamique d’Iran une puissance sérieuse dont les capacités technologiques et militaires ont fini de jeter le doute, la peur et le désarroi dans le cœurs des ennemis de l’Islam. Il mérite bien son titre de «Prodige d’Allah (Ayatollah)» pour avoir pendant plusieurs décennies tenu en respect les 6 leaders les plus puissants du monde libre (Bush père, Bill Clinton, Bush fil, Barack Obama, John Biden et Trump). Il aura réussi la prouesse d’avoir résisté à des années de tractations, de sanctions, de manœuvres, d’attaques mais aussi à des milliards de dollars mobilisés pour renverser le régime islamique. Aujourd’hui, il s’en va apaisé, j’en suis sûr, après s’être préparé à affronter son destin, la volonté divine. D’ailleurs il y a quelques jours, il venait d’effectuer un pèlerinage préparatoire à ce qui vient d’arriver au lieu saint de Qom. C’est vous dire qu’en bon croyant la mort ne l’a guère surpris ! D’ailleurs à son retour il avait clairement fait ses adieux au monde en ces termes : « Je suis un vieil homme. Mon corps est fatigué, et mes forces ne sont plus ce qu’elles étaient. Aujourd’hui, je ne suis qu’assis, observant cette révolution portée par une jeunesse ardente. Si certains pensent qu’en me tuant ils mettront fin à ce combat, ils se trompent profondément. Car cette révolution ne m’appartient pas. Elle appartient à la jeunesse. Elle vit dans leurs cœurs. Elle respire dans leur courage. Même si mon sang devait être versé, la flamme ne s’éteindra pas. Car une nation ne repose pas sur un homme, mais sur ses valeurs. Et notre force ne vient ni des armes, ni de la peur, mais de la morale et de la dignité. L’Iran ne sera jamais blessé par la disparition d’un homme. L’Iran ne sera jamais à genoux. L’Iran ne sera jamais l’esclave de qui que ce soit. Tant que ses enfants croiront en la justice, il restera debout.»
Il avait alors très bien compris que sa personne n’avait pas d’importance face à l’envergure de la cause qu’il a défendue toute sa vie. Les hommes tombent, mais les idéologies, les causes demeurent tant qu’il existe des hommes de conviction forts et déterminés animés par une foi inébranlable en Allah pour les porter.
En voulant coûte que coûte l’éliminer il demeure éternel car ancré dans les cœurs de millions et des millions de personnes à travers le monde. Allah disait alors à propos des martyrs tombé au jihad :
Alors quelle meilleure fin pour un croyant que de tomber en martyr au front du jihad « fii sabiilil-Lah » ?
Qu’Allah accorde Son Pardon et Son Paradis au saint homme. Qu’Il apporte Son Soutien au peuple frère d’Iran par la grâce du saint-maitre Seydina Limamou Lahi Al Mahdi (asws). Que la Colère et Sa Foudre s’abattent à jamais sur les ennemis de l’Islam et leurs alliés.
Écrit par: soodaan3
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